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Resident Evil : The Umbrella Chronicles

Resident Evil : The Umbrella Chronicles

Glaçante, frissonnante, l’ambiance singulière de la saga du survival horror de Capcom suffit-elle encore à susciter l’émoi et l’étonnement ? En suggérant une vue subjective, Capcom espère profiter des spécificités de la console pour booster l'exaltation des joueurs.
Anxiété, effroi, frayeur, quiétude, flegme, angoisse, voici une panoplie d’états émotionnels que connaissent bien les fans de la série mythique imaginée par Capcom. Toutefois, les années passent et l’effet de surprise s’estompe au fil des épisodes. En profitant des fonctionnalités offertes par la Wii, l’éditeur japonais souhaite insuffler un nouvel élan à sa saga et transmettre aux joueurs de nouvelles sensations.

Un retour aux sources

Pour cet épisode, Capcom a privilégié la vue subjective, à la manière d’un Resident Evil Survivor 2. Un parti pris qui n’a pas fait ses preuves par le passé. Notre progression, régulée par le script, nous interdit toute prise de décision quant à l’itinéraire à emprunter.
En gros, le joueur se contente de dézinguer tout ce qui bouge. A cet égard, signalons que la mire se montre imprécise. La cause à une certaine inertie entre le mouvement effectué devant son écran et sa retranscription au cœur du jeu. Un détail fâcheux !
Si The Umbrella Chronicles met l’accent sur l’action pure, ce choix est critiquable, car l’absence d’initiative nuit au gameplay. En effet, après quelques dizaines de minutes à défourailler à tout va, l’aspect répétitif prend le dessus. Au passage, sachez qu’en amassant des étoiles, fonction de notre score à la fin du niveau, il est possible d’améliorer l’efficacité ou la capacité de chargement des armes (fusil à pompe, fusil mitrailleur, grenade…).

La chasse aux zombies est ouverte

La partie débute dans un train. A bord de celui-ci, se trouvent des morts-vivants qui se jettent sur nous comme un banc de piranhas affamés. Si seuls Rebecca et Billy sont jouables au début de l’aventure, d’autres avatars le deviennent plus tard. Question jouabilité, la prise en main est rapide. Nunchuk et Wiimote, ou Wii Zapper, en main, il suffit de pointer l’écran pour mettre l’ennemi en joue, de le secouer pour recharger son arme ou pour esquiver une attaque. La Wiimote permet de balayer, dans un champ très restreint, l’environnement de jeu afin de repérer les items à récolter (munitions, armes, kits de soin). Point positif, la possibilité d’évoluer à deux. L’aventure prend alors une autre dimension tactique où chacun travaille pour l’autre. Un tandem de choc à la Tango et Cash ponctué de pétarades "bagdadesques" !
Une collaboration qui n’est pas inutile pour achever le jeu et défier les niveaux de difficulté supérieurs (au nombre de trois), niveaux où les zombies se transforment en bêtes féroces et les munitions défilent à vitesse grand V.
Une réalisation à la GameCube

La réalisation de l’ensemble est correcte malgré des textures ternes et peu fouillées. Les effets d’ombres et de lumières n’ont rien d’extraordinaires et certains éléments du décor, bien que destructibles, n’offrent guère d’intérêt. Certes la Wii est loin des performances graphiques d’une PS3 ou d’une Xbox 360, mais un petit effort n’aurait pas été du luxe. A croire que les designers se sont contentés de repomper les textures des anciens jeux pour les coller dans cet épisode. Bref, ce Resident Evil est décevant sur de nombreux points et se sauve, in extremis, grâce à un mode coopératif prenant.

Test réalisé par Richard Roger.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A un public majeur
- Aux fans de la série, certes, mais qui feront fi de la réalisation en demi-teinte
- Aux amateurs de survival horror
- A ceux qui veulent frissonner un poil


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Resident Evil 4 Wii Edition
- Resident Evil Survivor 2