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Resident Evil : Outbreak

Resident Evil : Outbreak

Plus d'un an après nous avoir offert une croisière peu édifiante sur le paquebot d'Umbrella avec Resident Evil : Dead Aim, Capcom se décide enfin à nous débarquer derechef dans cette bonne vieille ville de Raccoon... Il était temps.
Un Raccoon City en proie aux morts-vivants, de pauvres bougres tentant d'en réchapper avant que le gouvernement ne régule leur propagation à grands coups de missiles... Bonne nouvelle, le scénario de ce quatrième volet à voir le jour sur PS2 évoque un peu un retour aux sources pour les fanas de la série. Et pour ce qui est du jeu en lui-même, si l'on reste légèrement dépité qu'il ne soit en définitive pas accessible on-line sur le vieux continent, il n'en délivre pas moins sa cargaison de bonnes (mais hélas aussi de moins bonnes) surprises.

What a casting !

Des surprises, cet opus nous en réserve en effet un bon paquet. Tout d'abord, l'aventure se décompose désormais en missions (cinq au total) jouables par la perspective de huit personnages (une bonne durée de vie en perspective, donc) tous dotés de compétences qui leurs sont propres. Le flic a, par exemple, toujours un flingue sur lui, la journaliste sait crocheter les serrures, quant au plombier, il est logiquement passé maître au lancé de clé à molette. Secundo, à défaut d'option multijoueur, le soft a néanmoins le mérite de surfer sur la vague du gameplay en coopération. Ainsi, on évolue escorté par un ou plusieurs héros.
Cependant, à l'inverse d'Obscure, il n'est pas question de passer d'un perso à l'autre quand bon nous semble. Ici, le contrôle des coéquipiers est laissé au bon soin de l'ordi et c'est à nous de nous faire respecter (Oui chef ! Bien chef !) par le biais de la manette.
Ils marchent à la baguette

Et les possibilités d'interaction sont vastes : des conversations aux échanges d'objets via l'interface (ce qui n'est pas du luxe tant l'inventaire est restreint), en passant par de simples ordres déclenchés en poussant le stick droit dans une direction donnée ("A l'aide", "par ici", etc.). Et on apprécie d'ailleurs l'ardeur avec laquelle ces bons p'tits soldats se précipitent pour nous prêter main forte, que cela soit pour nous relever de terre, flinguer du zombi ou encore nous hisser après que l'on ait loupé un saut. Eh oui, car au niveau du naturel de la panoplie de mouvements, là encore on est loin d'un Code Veronica X. On saute, on nage dans les hauts troubles d'un canal, on rampe, on enfonce les grillages d'un coup d'épaule, et on peut même se planquer dans les casiers ou sous les lits pour échapper à la vermine. En bref, jusque là, plein de bonnes trouvailles et une ambiance qui est définitivement là !

Les détails qui tuent

Seulement voilà, il est aussi facile de faire l'éloge de ce nouvel opus que de l'accabler de reproches. Par exemple, là où on aurait aimé trouver un didacticiel façon Obscure, Resident Evil : Outbreak propose quelques feuillets disséminés au gré de la progression alors que l'on est d'emblée assailli par l'ennemi. Mais pire encore, si le jeu se révèle visuellement très réussi (surtout au niveau des décors), on ne peut pas en dire autant de l'animation. Certes, les persos gagnent en souplesse et certains effets spéciaux (les explosions notamment) sont à tomber par terre.
Mais en parallèle le jeu est affublé d'innommables temps de chargement, de saccades occasionnelles, et d'une gestion des collisions que l'on peut qualifier de honteuse. Et malgré toutes ces bonnes idées, ces quelques écarts suffisent finalement à nous faire osciller entre joie des retrouvailles avec la faune de Raccoon City et légère déception.
Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux inconditionnels de la série
- A ceux qui ont déjà été séduits par le gameplay en coopératif
- A un public averti... qui en vaut deux tu l'auras


Vous aimerez si vous avez aimé :
- The Thing
- Resident Evil : Dead Aim
- Resident Evil Survivor 2
- Resident Evil : Code Veronica X