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Resident Evil 6

Resident Evil 6

Les bio-terroristes qui lâchent du virus zombifiant dans la nature ont encore frappé, ouvrant un nouveau chapitre de Resident Evil. La terreur, ou du moins ce qu’il en reste, revient également sur PC.
Pour ce nouveau volet, Resident Evil 6 invite à incarner six protagonistes (plus un, en bonus). L’histoire propose trois campagnes distinctes. Leon S. Kennedy et Helena Harper sont confrontés à l’horreur, façon Raccoon City, mais dans la ville de Tall Oaks. Chris Redfield et Piers Nivans se retrouvent à en découdre avec des mutants vifs et armés, appelés "J’avo". Sherry Birkin et Jake Muller, eux, n’auront pas d’autre choix que de fuir, poursuivis par l’Ustanak, bestiole tout aussi coriace que le Nemesis de Resident Evil 3. On peut aborder chaque scénario dans n’importe quel ordre, et même passer de l’un à l’autre, une fois l’un de leurs cinq chapitres terminé. Évidemment, les histoires se recoupent et on croise régulièrement un autre tandem. Une quatrième campagne, mettant en scène Ada Wong, se débloque une fois toutes les autres bouclées. Le titre propose donc un contenu important, un peu à la façon de Resident Evil : Revelations. Outre la campagne, plutôt longue, il est aussi possible de s’adonner au mode mercenaire, ou aller infester la partie d’un autre joueur, en zombie. On peut aussi s’amuser à dénicher les emblèmes du serpent, ou encore débloquer toutes les capacités spéciales.Resident Grosbill

Les ambitions de cet épisode sont claires : livrer de l’action spectaculaire et bien variée, le tout en encourageant la coop à deux, que ce soit en écran splitté, ou via Internet. Certes, le début de l’histoire de Leon et Helena rappelle les Resident Evil à l’ancienne, avec quelques mécanismes à activer et des phases de stress en mode "2 bastos pour tuer 30 zombies". Mais, dans l’ensemble, il s’agit surtout de cribler de plomb des ennemis, plus réactifs et agressifs que ce à quoi la série nous avait habitués jusque-là, le tout ponctué de QTE explosifs. Du shoot à la troisième personne, en somme. La maniabilité a donc subi un assouplissement de rigueur, encore plus abouti que dans Resident Evil : Revelations (qui permettait enfin de tirer en se déplaçant). Les personnages peuvent désormais accomplir une panoplie de nouvelles actions : sprinter, glisser, se mettre à couvert, tirer allongé... Le corps à corps, soumis à une jauge d’endurance, est aussi beaucoup mis en avant. L’accès à l’inventaire se voit largement facilité.

J’étais une légende...

Ce Resident Evil s’apparente donc plus à des titres comme Gears of War, ou encore Left 4 Dead. Le problème, c’est qu’il n’a pas la carrure des ténors du style. Le déroulement de l’action reste très scripté. La progression dans les niveaux est linéaire et leur architecture s’avère dépassée, avec, par exemple, des héros qui peuvent sauter de 15 mètres, mais seulement à proximité d’une échelle… Malgré tous les efforts entrepris, la prise en main n’est pas agréable, la faute à une caméra trop proche du joueur et souvent mal fichue : mal de tête garanti dans les environnements sombres. S’ajoute à cela des imprécisions et une façon vraiment peu instinctive de gérer la mise à couvert. Techniquement, cependant, le spectacle est assuré. Au final, le résultat est donc en demi-teinte. C’est vrai, il y a quelques bons passages. Mais ce Resident Evil est une chose un peu étrange, qui aura du mal à pleinement contenter les fans de la première heure, tout comme les vrais amateurs d’action "flinguesque".

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux survivants de l’impossible, âgés de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de shoot à la troisième personne.
- À ceux que la réorientation de la saga ne froisse pas.
- À ceux qui cherchent un jeu d’action en multi, avec des parties faciles à mettre en place.

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- Resident Evil 5, l’aspect "horror" en moins.
- Resident Evil : Revelations sur 3DS.