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Rayman Origins

Rayman Origins

Jade, sache que mon amour t’est acquis, que chaque instant passé loin de toi me fait souffrir mais je ne peux plus en vouloir à Michel de te retenir. Il m’a présenté… quelqu’un d’autre. Il est blond, gentil, drôle et je suis prêt à le suivre au bout du monde.
Beaucoup espéraient Beyond Good & Evil 2 mais c’est finalement avec Rayman que Michel Ancel revient sur le devant de la scène. Initialement conçu comme une production téléchargeable, ce projet qui s’inscrit dans la mouvance du retour en grâce de la 2D pourrait facilement être qualifié de "petit jeu". Pourtant, il s’agit de l’un des meilleurs titres de plateforme de ces dernières années, voire le meilleur des consoles HD, rien que ça.

Je rêvais d’un autre monde
Rayman Origins fait partie de ces jeux où toutes les pièces s’imbriquent avec un naturel désarmant. Aucune aspérité ne vient entraver le plaisir, aucune fausse note ne brise l’envoûtement. Le charme opère au premier coup d’œil, alors que l’on parcourt des niveaux absolument somptueux. Ici, point de formes géométriques remplies par des textures génériques mais des environnements dessinés à la main, fins, colorés, vivants, variés, qui exsudent la bonne humeur, doublé d’une bande-son absolument géniale. C’est le sourire aux lèvres que l’on part à la découverte des différents mondes (forêt, bush australien, fonds marins, etc.), des personnages délirants qui les peuplent et des épreuves concoctées par les développeurs.

L’imagination au pouvoir

Si la prise en main reste d’une simplicité absolue (courir, sauter, taper), le contexte varie constamment. Descendre des rapides, planer dans des courants d’air, glisser sur la banquise, se suspendre à des "lianes", rebondir sur des tambours, activer ou désactiver des plateformes, rapetisser, poursuivre un coffre, chevaucher des bulles, nager… les activités ne surprennent pas forcément les adeptes du genre mais tout s’enchaîne à une rapidité impressionnante. Il y a une profusion de petites idées, de mises en situation, parfois le temps d’une simple salle cachée, qui alimente le plaisir de la découverte et prohibe tout ennui. Même lorsqu’une mécanique est recyclée, comme les phases de shoot’em up à dos de moustique, des ingrédients inédits (gestion de la lumière, tirs indirectes, etc.) lui confèrent une nouvelle saveur.

Dur dur d’être un Rayman

Un tour de force d’autant plus impressionnant que le jeu s’étend sur une soixantaine de niveaux (un peu trop vite parcourus). Et ne vous y trompez pas, malgré son design "toonesque", Rayman ne se destine pas particulièrement aux enfants. Progresser dans le niveau ne pose pas de problème particulier, d’autant que les vies sont illimitées et les points de sauvegarde nombreux. Néanmoins, relever tous les défis d’une zone (salles cachées, nombres de Lums à libérer, contre-la-montre) s’avère une autre affaire. Il faut à la fois faire preuve d’observation, de réflexes et d’une précision parfois diabolique dans les enchaînements. Bref, mieux vaut s’y attaquer seul car dès lors que vous invitez 3 amis à rejoindre l’aventure, cela vire évidemment au grand n’importe quoi. Rayman, Globox ou les Ptizêtres partagent exactement les mêmes aptitudes et s’ils peuvent s’entraider, ils peuvent aussi s’échanger des baffes ce qui, dans un contexte compétitif (à celui qui récolte le plus de Lums), devient vite la base. Un joyeux chaos qui ne fait qu’ajouter au plaisir immense qu’offre ce Rayman Origins.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 7 ans.
- A tous les amateurs de jeu de plateforme. Tous.

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- Rayman, l’original
- Sonic Generations, lui aussi revenu à la 2D.