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R.U.S.E.

R.U.S.E.

Report après report, R.U.S.E. a tout de même fini par pointer le bout de son nez. Cette longue attente est-elle l’assurance de voir nos espoirs comblés ? Une chose est sûre, R.U.S.E. affiche sa différence dans le monde des RTS.
Auteur d’Act of War, Eugen Systems a longuement peaufiné R.U.S.E., un jeu de stratégie qui affichait sa volonté de donner une nouvelle dimension au genre. Il est vrai que le titre impose des cartes massives, comptant des millions d’objets et mesurant parfois des centaines de km de côté. Dans ce jeu, vous incarnez un stratège se battant contre un stratège adverse. Un concept qui présente une vision globale et vous dispense de la microgestion des unités au profit d’ordres de nature plus générale.

Voir les choses en grand
Le point le plus impressionnant de R.U.S.E. se cache dans le niveau de zoom permis au joueur. D’une simple table avec des jetons modélisant les unités, le stratège peut zoomer jusqu’au cœur de l’action et admirer des unités détaillées bataillant entre elles dans des zones reproduisant fidèlement les théâtres d’opérations réels de la Seconde Guerre mondiale. La campagne vous permet, à travers sa vingtaine de missions scénarisées, de revivre quelques grandes batailles de ce conflit avec pour trame une affaire d’espionnage : une taupe indiquant aux Allemands tous les mouvements des unités alliées dont vous faites partie. Montant progressivement en rythme, la campagne vous guide dans l’interface et la prise en main de fonctions de plus en plus complexes, jusqu’à la conception de vos installations et la prise de commandement sur une région du front. Car là se cache l’avantage des dimensions de R.U.S.E. : d’autres alliés évoluent à vos côtés et leur succès dépend souvent de votre bon soutien. Cela a un petit côté artificiel car tous les événements semblent prévus d’avance, mais au moins la guerre se joue à grande échelle. Vous pouvez également compter sur des escarmouches opposant jusqu’à huit joueurs (intelligences artificielles ou humains) et des scénarios alternatifs proposant une prise de l’Angleterre par les Allemands, une France abandonnée de ses alliés face à une alliance Italo-germano-soviétique, une intervention américaine dès 1940, etc.

Place à l’action !

Dans ses plus vastes engagements, R.U.S.E. impressionne. Des vagues de bombardiers pilonnent l’adversaire tandis que blindés et troupes progressent. La reconnaissance permet de suivre les mouvements ennemis et les fantassins apprécieront particulièrement de tendre des embuscades. Parachutages de troupes, tirs de DCA mais aussi artillerie capable de "réellement" cogner à longue portée rendent les opérations très stratégiques. Le joueur n’a pas à ordonner la retraite des unités endommagées ni à gérer à la main les engagements. Il prend en charge les déplacements d’unités vers tel objectif et se soucie de tout coordonner. Mais la guerre ne se résume pas à l’action : il y a aussi la bataille de l’information. Dans le jeu, vous avez accès à des ruses diverses. Choisissez-en une et appliquez-la à une zone de la carte. Vous pouvez ainsi camoufler vos structures, envoyer des espions, écouter les fréquences radio adverses ou encore imposer le silence radio à vos unités. Pour confondre l’adversaire, utilisez des leurres pour simuler de fausses offensives. Tromper l’ennemi et ne pas être trompé, voici le second élément clé (et original) de R.U.S.E. Tout cela en fabriquant vos usines, en protégeant vos routes de ravitaillement vers les dépôts de ressources placés sur la carte et en conduisant quelques recherches technologiques. Pensez global on vous a dit ! De plus, les cinq nations présentent dans le jeu (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et URSS) disposent de styles de jeu bien tranchés. Si l’URSS aime l’artillerie bien "bourrine", la France dispose de chars lourds excellents, par exemple. Mais évidemment, les talents changent au fil de la guerre. Car si les Panzers allemands de 1940 se révèlent très faibles, en fin de conflit le Tigre calmera tout le monde.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- Aux stratèges confirmés.
- A ceux qui en ont marre des RTS habituels.
- Aux fourbes qui aiment la tromperie.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Company of Heroes
- Napoleon: Total War
- World in Conflict