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Prisoner of War

Prisoner of War

Après avoir traversé la Seconde Guerre Mondiale fusil à l'épaule, Prisoner of War vous propose de la revivre dans les rangers d'un prisonnier de guerre. A vos marques soldats... Déposez armes !
Un poignard entre les dents, une matraque à la ceinture, une kalachnikov entre les mains et des grenades sous les aisselles... Depuis la parution de Return to Castle Wolfenstein sur PC et de la série des Medal of Honor sur divers supports, on avait l'habitude de se refaire la Seconde Guerre en ruant dans les brancards. Ici, point de nazis à égorger, pas de mitraillette à recharger ni de flaques de sang à éponger... juste des cellules grises à faire travailler. Veuillez donc déposer votre artillerie à la consigne des éditeurs de Codemasters avant d'insérer le CD.

La grande Evasion

Cette tête brûlée qui s'en va en guerre sans avoir fait son paquetage, c'est le capitaine Lewis Stone, un officier de l'US Air Force. Alors que ce dernier est en mission de reconnaissance au-dessus du territoire ennemi, son avion est descendu par l'armée du Reich. Manque de bol pour Lewis, il atterrit tout droit dans les petits bras musclés d'un soldat nazi.
C'est ainsi que notre apprenti Steve McQueen va être successivement emprisonné dans plusieurs stalags dont il devra s'échapper sans pour autant perdre de vu son objectif premier, contrecarrer les plans d'Hitler et ses sbires. Tout ce que l'on espère, c'est que ça se termine mieux que dans le film.
Grivèlerie et dessous de table

Appel du matin, p'tit dèj, exercices du matin, déjeuner, quartier libre, dîner, appel du soir et extinction des feux... Les journées des détenus sont réglées comme du papier à musique. Cependant, si pour atteindre les différents objectifs permettant de s'échapper de chaque camp (vol de gnole et de cigarettes pour graisser la pâte aux officiers, dérober un pied de biche pour fracturer la porte d'un bâtiment, etc.), il faut se plier au règlement pour ne pas éveiller les soupçons des Allemands, ça n'est que pour mieux le transgresser aux moments opportuns. Et de ce côté là, Prisoner of War accorde une très grande liberté d'action...

Liberté chérie

En effet, s'il est impératif de se présenter à l'appel du soir et du matin, pour ce qui est de déjouer la vigilance des patrouilles allemandes, on jouit d'une autonomie fort appréciable. Qu'il s'agisse d'escalader les grillages, les murs, d'épier par les trous de serrure, de se faufiler sous les baraquements, etc., on peut emprunter différents parcours, évoluer de jour (et donc redoubler de vigilance)
comme de nuit (en se barbouillant le visage de cirage et en évitant les faisceaux de lumière des tours de guet), repérer patiemment les lieux ou faire défiler le temps jusqu'au moment voulu. Ainsi il ne reste plus qu'à élaborer des stratégies qui, même si elles comportent quelques failles, ne sont pas forcément vouées à l'échec.
Pas si facile de se faire la belle

Mais entre des soldats zélés, une caméra récalcitrante, des infos souvent difficiles à glaner (rares sont les bonnes âmes offrant leur aide gracieusement), progresser dans le jeu est loin d'être une sinécure. Après avoir versé moult pots de vin, effectué de nombreux séjours au trou, reçu quelques décharges de plomb dans l'arrière train pour avoir refusé d'obtempérer (heureusement que l'infirmière est plutôt bien roulée), on atteint péniblement son but. La vie de prisonnier n'est donc pas de tout repos (on s'en serait douté) et à ce compte là, seuls les fans de jeux d'infiltration s'acharneront à sauver la peau de Lewis Stone, à condition de passer outre quelques ralentissements dès qu'il y a trop de persos à l'écran et un graphisme correct, mais sans plus.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux joueurs patients (très patients)
- A ceux qui aiment se creuser la tête
- Aux non-violents

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Premier du genre sur Xbox