Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Prisoner of War

Prisoner of War

Sans aller jusqu'à exiger un flingue, j'aimerais qu'une bonne âme me procure un marteau, une poêle à frire ou n'importe quel instrument contondant pour me débarrasser de mes geôliers. SOS... testeur en détresse !
Lorsqu'on parle de jeux d'infiltration, on pense spontanément à Metal Gear Solid 2, à Operation Winback ou encore à Headhunter. Mais le héros de Prisoner of War n'a rien d'un Solid Snake, il ne dispose même pas d'un arsenal rudimentaire, normal, puisque nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale et qu'il compte parmi ces infortunés soldats tombés aux mains de l'ennemi. Ça n'est pas faute d'avoir tenté de dissimuler une lime dans mes chaussettes avant d'entamer la partie, mais ayant été soumis à une fouille en règle avant même d'insérer le CD, j'ai du me résoudre à ne compter que sur ma matière grise.

Lewis s'en va en guerre

Tout commence le jour où le capitaine Lewis Stone, un officier de l'US Air Force est envoyé en mission de reconnaissance au nord de l'Allemagne. Alors qu'il survole le territoire ennemi, son zinc est descendu par les Allemands. Lewis a juste le temps de sauter en parachute. Malheureusement pour lui, sa chute vertigineuse se termine directement dans les bras vigoureux d'un soldat nazi. Ainsi, notre aspirant colonel Hogan va être trimbalé de camps de prisonniers en camps de prisonniers.
Et plutôt que d'attendre pénard la fin de la guerre (la promiscuité, Lewis, ça n'est pas son truc), notre héros décide de se faire la male tout en poursuivant son principal objectif, empêcher l'avancée de l'armée du Reich. Il ne vous reste plus qu'à espérer que vous vous trouviez au Stalag 13 et que votre gardien réponde au nom de Papa Schultz.
Menu larcin et graissage de pâte

Appel du matin, p'tit dèj, gymnastique du matin, déjeuner, quartier libre, dîner, appel du soir et extinction des feux... Le pire pour Lewis, c'est d'avoir des journées réglées comme une montre suisse. Pourtant, pour ne pas éveiller la suspicion des Allemands et remplir les nombreux objectifs qui lui permettront de se refaire un remake de la grande évasion (chaparder du whisky et des paquets de clopes pour soudoyer des gradés, piquer une barre à levier pour forcer l'entrée d'une remise, se procurer un uniforme allemand pour passer inaperçu, etc.), ce foutu règlement, il va bien falloir s'y astreindre. Néanmoins, en dehors de ces quelques passages contraignants, le héros est libre d'organiser ses expéditions (hélas non-punitives) dans l'enceinte du stalag comme bon lui semble.

Libre comme l'air... ou presque

Pour ne pas déclencher l'alarme (et du même coup une véritable chasse à l'homme dans le camp), il n'est pas question de sécher l'appel du soir et du matin , par contre les possibilités sont multiples pour ce qui est de passer outre la vigilance des gardes. On peut escalader les grillages et les murs, lorgner par les trous de serrure, crapahuter sous les baraquements et sous les véhicules, etc., Il n'y a pas d'itinéraire imposé, on est libre de circuler en plein jour (en étant davantage sur ses gardes) ou à la nuit tombée (en se badigeonnant le visage de cirage, en évitant les lumières des miradors
et en marchant à pas de loup pour ne pas éveiller les soldats qui pioncent), d'effectuer un repérage méticuleux des lieux ou d'accélérer l'horloge jusqu'au moment désiré. En bref, un gameplay assez souple permettant d'échafauder une foultitude de plans, qui, s'ils tiennent tant soit peu debout, ont toutes les chances de fonctionner.
Patience petit scarabée

Au niveau du graphisme, la version PS2 est quasiment du même acabit que sur la console de Microsoft, à savoir rien de spectaculaire. Et pour ce qui est de la difficulté, là aussi les joueurs sont logés à la même enseigne : des soldats allemands qui n'ont pas leurs yeux dans leurs poches, une caméra peu coopérative, des infos souvent distillées au compte-gouttes (et rarement gratuitement) par les officiers. Après s'être ruiné en pots de vin, avoir effectué de nombreux séjours au trou et autant à l'infirmerie, reçu quelques bonnes corrections pour avoir refusé d'obtempérer (Qui a dit que la vie de prisonnier était un long fleuve tranquille ?), on finit néanmoins par voir le bout du tunnel, mais il aura fallu préalablement faire preuve d'une patience digne d'un maître zen.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux joueurs persévérants
- A ceux qui veulent faire travailler leur méninges
- Aux anti-FPS



Vous aimerez si vous avez aimé :
- Metal Gear Solid 2