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Prey

Prey

Tout un chacun reste convaincu que l’Homme est au sommet de la chaîne alimentaire. Prey est bien décidé à bousculer ces repères, nous sommes les prochains sur la liste. La protéine est la proie !
Prey est le dernier projet à sortir des studios de 3D Realms, la talentueuse équipe à l’origine de la série des Duke Nukem et plus récemment des Max Payne . J’entends déjà grincer des dents les supporters de Duke Nukem Forever qui désespèrent de voir arriver le messie sur nos machines. Mais, qu’à cela ne tienne, Prey est loin de jouer en deuxième division.

S.O.S. d’une squaw en détresse

La Terre, de nos jours. Tommy, Indien Cherokee vivant tranquillement dans sa réserve du Texas, en a marre du train-train et des traditions de la communauté. Il veut voir plus loin que le bout de son tipi. Ce n’est malheureusement pas ce à quoi aspire Jen, sa chère et tendre très attachée à sa terre natale. Autant dire que Tommy ne va pas être déçu du voyage, tant sa vie est chamboulée en un instant. Suite à une invasion extraterrestre, il devient à la fois le sauveur de jolie squaw mais également de l’Humanité toute entière.
L’action de Prey se déroule dans un gigantesque vaisseau alien en orbite autour de notre planète et servant de garde-manger à une entité connue sous le nom de Mère. Petit hic, Mère se nourrit essentiellement de protéines. Quelle est la plus prolifique source de protéines animales sur Terre, avec ses plus de 6 milliards d’individus ?

Concentré de protéines

Le joueur évolue tout au long de l’aventure solo dans la Sphère, cette structure étrange, mêlée d’éléments organiques et d’équipements de haute technologie. On est plongés dans un environnement malsain qui emprunte tantôt à Quake (http://www.micromania.fr/zooms/?ref=26574) tantôt à F.E.A.R. (http://www.micromania.fr/zooms/?ref=26568). Le choc ne s’arrête pas là, à voir comment l’architecture alien perturbe. On perd son sens de l’orientation dès les premières minutes de jeu. Portes dimensionnelles, parois antigravitationnelles, pièces pivotantes, les développeurs sont allés chercher loin dans l’utilisation de l’espace. Et ça paie ! Il est impératif de se détacher de notre logique de réflexion haut-bas pour venir à bout des énigmes et progresser. De plus, le patrimoine ethnique de Tommy lui confère un spiritisme contraint et affirmé.

Miroir sans tain

Le héros découvre rapidement qu’il a la possibilité de sortir de son enveloppe charnelle afin de parcourir les niveaux sous forme éthérée, révélant de nouveaux passages ou mécanismes impossibles à activer dans le monde "corporel". Les interactions nombreuses entre les deux univers renforcent l’originalité du soft.
Une originalité appuyée par l’arsenal mis à notre disposition, à la fois imaginatif et bizarre. Et si par malheur vous passez de vie à trépas, chose assez fréquente compte tenu de la fourberie de l’intelligence artificielle qui s’oppose à nous, dites-vous que la mort n’est pas une fin en soi pour un Indien Cherokee.
Enfin, le jeu comporte un multijoueur de rigueur, en réseau local ou sur Internet, s’appuyant sur la richesse du gameplay solo, mais dont on attendait plus de modes. Au final, Prey désoriente, déstabilise, dérange, dénature et amène cette pointe de fraîcheur qui fait défaut au genre ces dernières années. Le FPS de l’été !

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs spirituels
- A ceux qui aiment perdre leurs repères
- Aux indiens qui font un régime hyper protéique
- Aux joueurs matures


Vous aimerez si vous avez aimé :
- F.E.A.R.: First Encounter Assault Recon
- Quake IV