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Playboy The Mansion

Playboy The Mansion

La licence Playboy ne méritait pas le jeu médiocre réalisé par Cyberlore Studios. Le concept avait pourtant un bon potentiel mais à trop vouloir imiter la concurrence, les développeurs ont perdu de vue un point essentiel : proposer aux joueurs une simulation de vie digne de ce nom.
En simplifiant à l'extrême, on peut diviser les développeurs de jeux vidéo en deux catégories distinctes : les visionnaires et les suiveurs. Les premiers créent de nouveaux genres ou améliorent suffisamment les concepts existants pour leur donner une seconde jeunesse. Les seconds s'inspirent du travail des premiers – quand ils ne le copient pas sans vergogne – en se contentant de changer ici ou là quelques détails d'ordre cosmétique. Le clone des Sims que nous livre aujourd'hui Cyberlore Studios ne laisse aucun doute sur la catégorie à laquelle appartient cette société américaine…

Simulation de simulation de vie

Avant de parler des choses qui fâchent, évoquons d'abord du contenu. Il s'agit ici de se glisser dans la peau de Hugh Hefner, patron de la célèbre firme au lapin. Ses objectifs sont multiples : créer puis publier régulièrement un magazine de charme aussi populaire que possible, aménager son manoir pour le transformer en lieu propice à la luxure et mener une vie sociale aussi libidineuse que possible. Le tout se présente sous la forme d'une simulation de vie en 3D de facture globalement classique. La prise en main n'a rien d'insurmontable grâce à une interface plutôt claire et le joueur a même droit à quelques bonus aguichants (couvertures d'anciens numéros de Playboy, playmates, etc.).
Ondule ton corps !

Hélas, la réalisation se révèle vite approximative et le manque de diversité se fait sentir dès la première mission. Les animations par exemple sont pour le moins basiques voire carrément inexistantes dans certains cas. Ainsi, quand Hef rejoint un groupe en pleine conversation, les différents interlocuteurs glissent littéralement sur le parquet pour lui faire une place.
Les séquences dites "de charme" ne varient quant à elles pas d'un iota d'une partenaire à l'autre , chaque lieu où vous pourrez faire "crac-crac" ne disposant que d'une seule animation. Et le stupre a ses limites : les personnages gardent ici caleçons et strings pendant l'acte ce qui donne des effets comiques involontaires qu'on vous laisse imaginer.
Côté gestion du magazine, les quelques bonnes idées sont gâchées par une implémentation maladroite. Prenons les séances photo par exemple. Vous choisissez la playmate du mois, sa tenue, le décor, la pose et c'est vous qui shootez. Mais le résultat n'a aucune importance, seul compte le charme de la bimbo en question.Ainsi, une photo de son coude aura le même effet sur le public qu'une pose suggestive en porte-jarretelles…
Pour le reste, on est dans le domaine du simpliste : des études de marché vous indiquent quels sont les thèmes porteurs du moment (sport, mode, etc.) , à vous ensuite de convaincre des stars de chaque domaine de vous accorder du contenu pour remplir les pages du magazine. Comment ? En organisant des fêtes dans votre manoir et en forgeant des relations avec vos invités grâce à des dialogues… qui sont les mêmes en toutes circonstances. Comble de la copie : les personnages s'expriment dans un langage qui ressemble à s'y méprendre à celui des Sims.

Alors, heureuse ?

Malgré les différents objectifs de chaque mission et la nécessité d'aménager l'intérieur du manoir, l'intérêt s'effiloche donc assez vite. On ne peut que recommander aux amateurs du genre de rester fidèle aux Sims , érotisme et pixels ne faisant décidemment pas bon ménage. La licence Playboy avait pourtant de quoi faire rêver : marque connue mondialement, vie turbulente de son fondateur, catalogue d'images coquines unique en son genre… Elle méritait bien mieux qu'un jeu réalisé à la va-vite.

Test réalisé par Guillaume Pan'.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux que la complexité des Sims rebute.
- Aux joueurs qui cherche un jeu "coquin".
- Aux joueurs qui ne sont pas exigeants sur la technique.
- Aux plus de 16 ans.


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