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Phantasy Star Portable

Phantasy Star Portable

Depuis la disparition de l’aimée Dreamcast, Sega a embrassé sans retenu le statut d’éditeur multiformats. Phantasy Star, son jeu de rôle phare, s’est ainsi vu décliné sur toutes les machines, ou presque. Il ne manquait que la PSP.
Si Sega sort Phantasy Star Portable sur la PSP, ce n’est pas par amour des jeux de mots au rabais, mais par intérêt pour le délirant succès de la saga Monster Hunter, dont le dernier opus s’est écoulé à quelques 3 millions d’exemplaires au Japon. Reste qu’il s’agit d’un phénomène très nippon et que PSP, déjà populaire chez nous, a sans doute une carte à jouer.

T’as le look coco !

Malgré son étiquette de jeu de rôle futuriste, PSP (tout comme ses ancêtres) répond plutôt aux critères du hack & slash, dans la plus pure tradition du "je vois, je tape".On commence donc par élaborer son avatar dans le détail : apparence, espèce (Humain, Numan, Cast ou Beast), profession (dont la liste s’étoffe progressivement et que l’on peut changer à la volée) ainsi que robot de soutien (plusieurs modèles aux aptitudes spécifiques). Autant dire qu’il y a suffisamment de variété pour trouver son bonheur. Malheureusement, on retrouve aussi l’ambiance un peu mièvre qui caractérise la série avec une galerie de personnages simplets et caricaturaux, pris dans une intrigue sans intérêt - à mort les vilains envahisseurs SEED !

Chasse aux œufs ?

Qu’importe, comme dans tout bon hack & slash, l’intérêt réside ailleurs, à savoir trucider des hordes de monstres à la chaîne dans l’espoir d’obtenir une armure plus résistante, une arme plus dévastatrice, un item rare qui nous rendra surpuissant le temps de quelques niveaux. Et de ce point de vue, PSP s’en tire très bien : épée courte ou longue, dagues, lance, bâton, flingues, fusil, armure, combinaisons… les équipements disponibles sont légion, on récupère régulièrement des éléments rares ou intéressants et si cela ne suffit pas, il est toujours possible de faire un détour par les magasins particulièrement bien achalandés, histoire de customiser une arme ou d’acheter une technique d’attaque spéciale. Les combats, bien que relativement basiques, s’avèrent plaisants. Il faut dire que l’on peut aisément jongler entre plusieurs configurations d’armes, ce qui encourage l’exploitation des faiblesses élémentaires des monstres. Le bestiaire est d’ailleurs assez complet, avec des créatures volantes ou suicidaires et surtout des boss très impressionnants nécessitant parfois une technique bien spécifique.

Déjà vu, déjà fait

Le gros problème, c’est avant tout que PSP pêche par sa répétitivité outrancière. Il reprend énormément d’éléments de Phantasy Star Universe et manque de variété. Les planètes que l’on parcourt possèdent des environnements propres mais les zones que l’on explore encore et encore dans le cadre des missions (principales ou libres) se ressemblent trop. Elles sont vides, basiques et percluses de clipping. Petite déception aussi concernant le multi. Il est possible en solo d’embarquer trois équipiers (que l’on ne contrôle aucunement) pour nettoyer les "donjons" mais c’est bien sûr avec trois autres joueurs humains que l’aventure se montre la plus plaisante. Dommage donc que PSP se contente d’offrir un mode Wi-Fi, plutôt triste pour la série pionnière du jeu en ligne sur console. Mais cela lui permet d’accrocher de justesse sa quatrième étoile.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de Phantasy Star

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Monster Hunter : Freedom 2
- Phantasy Star Universe sur autres supports.
- Too Human sur Xbox 360.