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PES 2009

PES 2009

Le duel annuel commence, sans pitié. Après l’arrivée de FIFA dans les bacs, c’est au tour de celle de PES. Les frères ennemis ont joué une passe d’arme décisive l’an dernier. La saison 2009 verra-t-elle Konami reprendre ses forces pour mettre la pâtée à EA Sports ? Ou les américains vont-ils porter le coup de grâce ? J’en fais trop ? Et alors !
FIFA a encore progressé, et après la performance moyenne de PES l’an dernier, Konami avait tout intérêt à inverser la tendance avant de se manger un carton rouge. Cette version test confirme-t-elle quelques bonnes impressions que nous avons eues dans la preview ?

Toilettage de printemps

Il est temps de lancer le jeu. Des menus relookés nous sautent aux yeux. Bien que très vite on se rende compte que l’interface est un copier-coller de celles des autres années, avec justes des froufrous autour pour faire jolie. Pour une révolution annoncée, cela fait un peu soft. Mais qu’importe, ce n’est pas là que réside l’intérêt du jeu. Faisons le tour des licences. Il s’avère que la période de disette sévit puisque la Liga espagnole passe joyeusement à la trappe. Même si des pointures, tel par exemple le Barça, demeurent sous licence. Point de Bundesliga, une Premiere League famélique avec Manchester et Liverpool. Au final, moins de beau monde que l’an dernier. Les sélections nationales gardent des effectifs correspondant à la période de l’Euro. Pour l’équipe de France, vous pourrez donc aligner les Thuram et Makélélé, mais point de Gourcuff en forme splendide ces derniers temps !
Plus inacceptable, les manquements dans les transferts, avec un Silvestre resté bloqué à Manchester ! Konami avait indiqué travailler sur la possibilité de mettre à jour le mercato, espérons que ce sera une promesse tenue.
La farce de la Ligue des Champions

Elle est signée pour quatre ans : la Ligue des Champions. De quoi faire rêver les fans. Hélas, on redescend très vite de son nuage puisque l’ensemble des clubs ne sont pas sous licence. On se demande donc l’intérêt de proposer cette compétition. En plus, les groupes se montrent fantaisistes. On trouvera également une ligue des Masters retouchée pour gérer la réputation de votre équipe et celle des joueurs qui la composent. Mais elle conserve une formule classique qui a le mérite d’être accessible à défaut de se montrer poussée.

Surtout, le mode Deviens une légende, connu des fans de Winning Eleven, débarque enfin. Mode qui a été copié par FIFA pour son Deviens Pro. Vous créez un joueur de toutes pièces, avec la possibilité d’utiliser une de vos photos pour le visage, et le faites évoluer depuis un match amateur à l’âge de 17 ans. Des contrats vous sont ensuite proposés, et c’est l’arrivée dans l’équipe réserve d’un club de l’élite. A vous de vous imposer. D’atteindre le banc des remplaçants, puis de vous incruster comme titulaire, voire de débarquer en sélection nationale. Hélas, ce mode se montre lent et pénible. Les matchs contre le 11 type de votre équipe s’enchaînent de manière longuette. Vous avez peu d’emprise sur le jeu et souvent vos équipiers vous ignorent malgré vos appels. Le concept s’avère génial, mais en difficulté de jeu élevée vous demeurez trop longuement dans l’ombre.

Quid du gameplay ?

Le point qui faisait mal l’an dernier était l’aspect trop arcade du soft. Cette fois, Konami est revenu à des bases plus saines. Le rythme du jeu a baissé, les défenseurs ne se font plus rouler dessus par les attaquants.
. Passer dans l’axe s’avère même très dur, et les matchs entre grosses écuries sont souvent serrés au score. La contrepartie, c’est que le nombre de gestes techniques ne change guère. Arcade ou simulation ?
PES 2009 se trouve une place entre les deux. Pour lui, le soft a un côté réactif, il permet d’enchaîner feintes, dribbles avec confort. Une touche grisante qui fait qu’on hurle à la tête de son ami (ou même de l’ordi) : "Qu’est-ce que je viens d’te mettre !" De quoi ravir les fans d’autant plus que l’intelligence artificielle se place mieux que dans FIFA. Elle presse redoutablement, obligeant à basculer le jeu, à construire ses passes ou à caser le dribble qui tue au bon moment. Et il faut dire que c’est vraiment bon ! Après, en terme de réalisme pur et dur, FIFA se situe un poil au-dessus. A vous de choisir en connaissance de cause !

Test réalisé par Arnaud Papeguay, comparateur de jeux de foot.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux footeux à partir de 3 ans
- A ceux qui aiment mettre dans le vent leurs amis à coups de dribbles redoutables
- Aux fans de PES


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