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PES 2008

PES 2008

Après des débuts remarqués mais non exempts de tous reproches l’an passé, la série revient sur console de nouvelle génération, et pour la première fois sur PS3. Alors que PES demeure une valeur sûre en matière de gameplay, Konami a-t-il réussi à se surpasser avec cet opus 2008 ?
La saison commence ! Entre l’arrivée le mois passé de FIFA 08 et la sortie de PES 2008, le match est lancé. Sans alimenter la polémique, la transition next-gen sur Pro Evolution Soccer 6 ne s’est pas déroulée sans heurts et toute une génération de gamers a du adapter son jeu, avec plus ou moins de réussite. Autant dire que le premier coup d’envoi de PES sur PlayStation 3 est attendu au point de corner.

Entre continuité et immobilisme

On retrouve des menus similaires à la version Xbox 360 offrant ligue, coupe, ligue des Masters, match simple, entraînement et un mode galerie qui regroupe les sauvegardes de ralentis ainsi que les réglages de l’environnement sonore. La nouvelle interface bien qu’originale reste bien fade.
PES 2008 accueille de nouveaux clubs et sélections nationales au registre des licences officielles. Citons le Brésil, le Portugal, la Grèce, l’Ecosse (ndr : merci la Géorgie !) ou encore l’Irlande, mais aussi Newcastle et Tottenham (au détriment d’Arsenal et Manchester United), Anderlecht, Helsinski, Göteborg, Panathinaïkos, Fenerbahçe, Zagreb, Basel.
L’effort est louable, encore que ces ajouts au compte-gouttes ne font pas le poids face à la concurrence. Sans oublier qu’aucune mise à jour des formations n’est disponible en ligne et ce n’est qu’à force de patience que l’on peut, à l’aide du mode modifier, rectifier les compositions d’équipes, effectuer les transferts, voire réévaluer les statistiques de chaque joueur en fonction de leurs performances réelles. L’état des lieux achevé, place au jeu.

Sensations viscérales

Et là, l’impression ne trompe pas. Les automatismes sont présents, les contrôles précis et instinctifs. Quelle joie de retrouver ce feeling tant recherché, SIXAXIS en main ! L’action est rythmée à l’extrême, les joueurs évoluant presque trop vivement sur le terrain. Le système de tir change, donnant le droit d’écraser le bouton afin d’effectuer une frappe de mule cadrée. PES deviendrait-il arcade ? Que nenni. On est très vite rappelés à l’ordre dès que l’on essaie de trop porter le ballon. L’ordinateur a la fâcheuse tendance de nous en déposséder, bien que l’on fasse opposition de notre corps. Il faut penser collectif, jouer dans la profondeur, renverser le jeu, progresser à une touche de balle, créer le décalage, construire méticuleusement ses attaques. PES 2008 reste un jeu technique et réaliste.

Teamvision triche

Les retouches de jouabilité introduisent les simulations de faute et le tirage de maillot, tandis que les contacts entre footballeurs gagnent en cohérence. Par contre, une des évolutions pour lesquelles je suis plus sceptique concerne le système Teamvision, système censé rendre l’intelligence artificielle (IA) adaptable à notre façon de jouer.
Concrètement, on a davantage le sentiment d’assister au déclenchement inéluctable d’un script lorsque l’on mène au score, script qui utilise toutes les formes de triche possibles pour revenir à la marque (ndr : marrant ce coup franc sifflé à la limite de la surface alors que je n’effectuais qu’un pressing simple…).
Crise de paranoïa avérée ou pas, faites quelques parties en mode professionnel pour vivre le second effet Teamvision.

Sorti de cet écueil, on constate que les commentaires, même avec Laurent Paganelli en remplacement de Jean-Luc Arribart, jouent de fausses notes. L’environnement graphique, rendu des visages excepté, peine à se mettre à la page de la haute définition. La ligue des Masters propose des évolutions qui ne feront pas recette dans les chaumières et le jeu en ligne est toujours aussi modestement servi. La tendance est donc à la continuité mais la suffisance n’est pas loin. On s’attendait à mieux pour les débuts de la série sur PS3. Avertissement avant le retour aux vestiaires.

Test réalisé par Frédéric Pam, qui rechausse enfin les bons crampons.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs âgés de 3 ans et plus qui savent faire une bicyclette
- A ceux qui n’aiment pas quand l’ordinateur simule une faute
- Aux footballeurs qui restent motivés motivés !


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