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Overlord

Overlord

Triumph Studios, connu jusqu’ici pour sa série Age of Wonder, prend un tournant plutôt radical. Grand bien leur en a pris car Overlord confirme en test tout le bien que la version preview et la démo laissaient supposer.
Paradoxalement, s’il est assez difficile de ranger Overlord dans une catégorie bien spécifique, expliquer son concept s’avère aisé, tant les sources d’inspiration de Triumph sont facilement identifiables. La formule est simple : Overlord = Dungeon Keeper + Fable + Pikmin.

It’s good to be bad

De Dungeon Keeper, on retrouve l’ambiance. Un seigneur maléfique disparaît, tué par sept héros, un autre le remplace (vous), réveillé par des larbins avides de revanche. Vous héritez donc d’une tour délabrée qu’il va falloir remettre en état, en récupérant les éléments pillés disséminés dans le royaume. Ceux-ci vous permettront d’invoquer des créatures, d’accroître la taille votre armée, de forger des équipements, de maîtriser divers sorts ou encore de décorer votre antre. Et comme dans le fameux titre de Bullfrog, l’humour est omniprésent.
Entre les bouffonneries de vos gobelins, les commentaires cyniques de votre conseiller, le massacre systématique de pauvres moutons, les elfes dépressifs, les halfelins boulimiques, les nains pochetrons ou le paladin pervers, on a toujours le sourire aux lèvres.
Il était une fois…

La ressemblance avec Fable transparaît à travers la forme. Les graphismes versent dans le style cartoon féerique avec des couleurs chatoyantes et un gros travail sur les éclairages qui distillent des atmosphères variées. A l’instar du jeu de Lionhead, le monde s’organise autour de régions centrales (villages, châteaux) menant, par des chemins linéaires, à différentes zones ou "donjons" (cimetière, antre des halfelins, marais, cachots, foret des elfes, auberge, mine, etc.). Si l’exploration a sa place, votre progression reste cependant dirigée. Notez aussi que vous aurez le choix entre un comportement relativement gentil (favorisant vos ressources) ou franchement méchant (augmentant vos pouvoirs).

Chargeeeeeez !

Quant au concept, il s’inspire nettement de Pikmin car l’Overlord, encore faible, se battra rarement directement. Il utilisera plutôt l’armée de gobelins à sa disposition, qui s’étoffera progressivement en nombre comme en capacités. Ainsi, les larbins bruns sont des guerriers se ruant au corps à corps et utilisant tout ce qui traîne comme équipement. Les rouges peuvent lancer des boules de feu et manger les flammes. Les bleus compensent leur faiblesse physique par la capacité de marcher dans l’eau et de soigner leurs congénères. Les verts ne craignent pas le poison, peuvent se rendre invisible et frapper dans le dos pour faire de gros dégâts (utile face aux ennemis massifs).

Au delà des combats, où l’aspect tactique permet d’économiser ses minions (pour mieux les sacrifier dans la forge), ces différences servent aussi à résoudre la flopée de petits puzzles que l’on trouve dans chaque niveau. Déplacer des objets, en utiliser (bombe, limaces, œufs), dirigez vos soldats à distance, créer des diversions, attirer l’ennemi… A vous de gérer au mieux vos troupes pour franchir les obstacles.
Même s’il n’est pas exempt de défauts Overlord se montre franchement prenant. Il y a quelque chose de jouissif à lancer une horde de 30 gobelins glapissants pour semer mort et chaos, avant de les voir revenir déposer à vos pieds or, énergie ou potions. Un titre original qui mérite le détour.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui aiment les caricatures de Tolkien
- Aux méchants assoiffés de pouvoir qui n’aiment pas les gentils


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Fable pour l’ambiance
- Pikmin 2 pour le concept