Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Operation Flashpoint : Red River

Operation Flashpoint : Red River

Operation Flashpoint n’est plus réalisé sous l’égide de Bohemia Interactive depuis Dragon Rising, et cela se sent. Ce nouveau volet tente un périlleux équilibre entre simulation et arcade. Un mélange pas forcément convaincant.
Bien que plus orienté grand public que les précédents Operation Flashpoint, Dragon Rising avait le "bon goût" de vouloir conserver un certain réalisme. Dans Red River, la chose s’avère moins évidente en dépit de l’utilisation d’un scénario se déroulant dans un pays réel, le Tadjikistan. Cet état sert de toile de fond à un conflit contre des insurgés venus d’Afghanistan. Les Marines américains interviennent pour prendre le contrôle du pays. A la frontière chinoise, les insurgés aussi font parler d’eux. Et quand les forces américaines se retrouvent face à l’Armée Populaire de Libération chinoise, les tensions grimpent.

Bidasse cherche vanne à deux balles
L’entrée en matière de ce nouvel épisode se veut plus soignée que celle de son prédécesseur, avec des briefings plus complets et un scénario plus coulé. Les développeurs affichent un souci de la mise en scène avec attaque de base à coups de mortier, charge d’hélicoptères de combat, assaut de blindés ou encore interventions aériennes. Pourtant, l’ambiance de Red River s’évente rapidement car les missions se montrent d’autant plus répétitives que la liberté de mouvement est réduite comme peau de chagrin. Mais surtout, le détail qui tue, ce sont les dialogues. OK, le commun des mortels s’amuse souvent de l’intellect supposé limité du troufion, mais là… ça en devient ridicule. On a rarement vue répartie aussi crétine, phrases aussi grotesques et surtout des soldats qui se foutent totalement de savoir sur quoi ils tirent et pourquoi. On se frotte avec les Chinois ? Bah on s’en cogne, voyons. Le joueur a la possibilité de choisir sa classe et celle de ses trois compères : fantassin, grenadier, mitrailleur et reconnaissance. Chaque mission permet de gagner de l’expérience et ainsi de passer des niveaux offrant l’accès à des armements et accessoires variés. Chaque classe dispose aussi de talents spéciaux améliorant certaines compétences. En outre, les niveaux gagnés rapportent des points à placer dans six caractéristiques pour améliorer la précision, la rapidité à changer d’arme ou encore l’endurance de votre avatar.

Idiot du village en vadrouille

Plusieurs modes de difficulté permettent d’adapter le jeu au niveau de chacun. De nombreuses assistances visuelles (affichage des objectifs, minicarte, boussole) s’avèrent activables. Pour ceux qui optent pour le mode "hardcore", plus aucune aide n’apparaît à l’écran et les points de sauvegarde intermédiaires disparaissent. Sachant que certaines missions prennent une bonne heure, inutile de dire que la tension est à son comble au moindre coup de feu. En soi, à défaut d’arracher des cris de joie, Red River pourrait constituer un bon FPS tactique, avec une balistique réaliste et des situations relativement crédibles. Mais, attaquons les points qui fâchent. Tout d’abord, techniquement, le jeu est à la ramasse avec une image qui pixellise et des textures un peu grossières. Ensuite, l’intelligence artificielle atteint des niveaux de crétinerie tout simplement hallucinants. Bête à ce point, ça fait peur. En gros, vos coéquipiers n’obéissent jamais à vos ordres, incapables qu’ils sont de les exécuter. Très vite, le joueur cesse donc de s’embêter à en donner. Ces boulets servent juste à vous faire tuer en tentant d’en tirer quelque chose et leur efficacité au combat frise le néant. Ceci est valable pour l’adversaire capable de vous surprendre et de vous dégommer par son imprévisibilité délirante et sa capacité à vous arracher la tête avec une adresse déconcertante tout en se baladant à découvert. Le jeu en ligne, lui aussi, se voit allégé avec au programme seulement de la coopération à quatre, que ce soit en campagne ou dans le cadre de missions individuelles. Pas de matchs à mort ou d’autres formules en affrontement. Regrettable. A cause de ces défauts, Red River perd clairement une bonne partie de son attrait.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- A ceux qui se disent qu’un Marines ne peut être qu’un gros blaireau
- Aux joueurs qui n’aiment pas avoir la bride sur le cou
- A ceux qui ont des potes pour jouer en coopération et pallier la débilité de l’IA

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Operation Flashpoint : Dragon Rising
- Armed Assault 2 sur PC.