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Nier

Nier

Vous pensiez avoir fait le tour des RPG nippons ? Nier débarque et impose un style que nous n’attendions pas forcément. Il serait bête de passer à côté.
Alors que le jeu nous avait été présenté de manière incomplète, il était difficile de savoir quoi penser de Nier. Nous découvrons maintenant pleinement un jeu à part, doté d’un charme certain. Nier, c’est l’histoire d’un homme dont la fille unique souffre d’une maladie mystérieuse. L’aventure commence en 2049 : c’est l’été, pourtant il neige. Le monde est ravagé par des entités étranges : les Ombres. Après une sorte de tutorial vous montrant ce que vous réservent vos futurs pouvoirs, vous réalisez un bond de plus de 1000 ans dans le futur. Vous y retrouvez Nier et sa fille. Etrange, non ? Il ne neige plus et ce qui reste de l’humanité est retombé à l’époque médiévale. Notre civilisation du 21e siècle et sa science ne rappelant leur existence que par des ruines dont tout le monde ignore les secrets.

Mais que se passe-t-il ?
Le joueur commence l’aventure le crâne plein de questions. Que sont les Ombres qui ressurgissent à nouveau dans ce futur lointain ? Comment Nier et sa fille peuvent être à deux époques différentes ? Quel est cet étrange Grimoire, un livre qui parle et donne au héros des capacités magiques ? Pour répondre à tout cela, il faudra prendre votre mal en patience et explorer le monde au fil de quêtes visant à gagner de l’argent pour prendre soin de votre fille. Et surtout à trouver un remède ! De votre village, vous partirez pour de vastes plaines, un désert, un temple oublié ou encore une ville le long de la mer. Une ancienne base militaire vous attend, avec ses robots de défense toujours actifs. Et partout, des ruines de ce que fut la civilisation humaine ainsi que des Ombres de plus en plus nombreuses. De simples humanoïdes immatériels, mais aussi des boss gigantesques dotés de points faibles à frapper au bon moment : ce soft a des airs de Shadow of the Colossus. Techniquement, il faut admettre qu’il se révèle loin d’être beau : aliasing, textures sommaires, scintillement viennent violenter votre rétine. Et pourtant on reste accroché à ce titre qui nous livre de vastes environnements sans aucune rencontre aléatoire à l’inverse de nombre de RPG nippons.

Original et efficace

Nier n’est pas exempt de défauts. La navigation dans le monde s’avère pénible car la carte et l’affichage des quêtes annexes rendent le repérage de vos objectifs difficiles. L’avancement de vos quêtes, lui-même, aurait mérité d’être affiché plus clairement à l’écran. Les attaques magiques adverses se résument souvent à de simples pluies de boules avec un petit côté kitch certes recherché mais un peu surexploité. Et pourtant, l’alchimie prend ! Nier ose ainsi vous faire passer en 2D de côté pour des phases de plateforme ou encore en 2D du dessus lors de certains combats. Dans ce dernier cas, on a l’impression de plonger dans un vénérable shoot’em up tandis que votre héros court entre les boules des tirs ennemis et envoie ses propres traits d’énergie. L’affichage repasse ensuite en vrai 3D pour servir un titre très orienté action où vous progressez tant à coups d’épée que de sorts via les capacités croissantes du Grimoire Weiss. Absorption de magie, invocation d’un poing géant, lances et pieux magiques : les sorts sont nombreux. Hélas, il ne s’avère possible d’en attribuer que deux : un par gâchette. Doté d’un rythme soutenu, mettant à contribution vos réflexes et ne manquant pas d’inventivité, Nier sait aussi vous servir une bonne dose de dérision avec son grimoire lançant des commentaires tranchants. Le titre permet aussi de modifier ses sorts, son armement et ses techniques en y apposant des mots (ou vers) obtenus en combattant les Ombres. Nul doute que les développeurs ont su créer un style en dépit de défauts évidents mais qui n’altèrent en rien notre envie de poursuivre l’aventure et d’en percer les secrets.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 16 ans et plus.
- A ceux qui veulent passer à autre chose après FFXIII
- Aux joueurs qui aiment les idées originales
- A ceux qui adorent les RPG nippons, et même à ceux qui jusque-là ne les aimaient pas

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Final Fantasy XIII pour les aspects nippon et "Square Enix fan"
- Shadow of the Colossus sur PS2, pour les monstres géants et les grands espaces