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NeverDead

NeverDead

Suivant les traces de Capcom, Konami emprunte la voie de la collaboration nippo-occidentale. En attendant Silent Hill Downpour, voici donc NeverDead et son héros immortel.
L’immortalité est une malédiction, en tout cas pour Bryce Boltzmann, chasseur de démons damné par l’un de ses ennemis, il y a plus de 500 ans. Brûlé, électrocuté, démembré, décapité : peu importe ce que son corps endure, il se reforme systématiquement. Plutôt pratique à la veille de l’apocalypse, non ?

En kit

Cette idée originale apporte un petit peu de fraîcheur au concept éculé des jeux d’action à la troisième personne. Ici, point de kit de soins à ramasser ou de régénération passive : lorsque Bryce est blessé, il perd un ou plusieurs membres, voire sa tête. Il lui faut alors, sautiller, ramper ou rouler pour rapidement recoller les morceaux, à moins d’attendre d’avoir l’énergie nécessaire pour régénérer son corps.Or le temps fait souvent défaut car de petites créatures arpentent les champs de bataille, cherchant à boulotter ces morceaux, notamment la tête. A défaut de tuer Bryce, cela le coincerait quelques années, ce qui signerait l’arrêt de mort de sa partenaire Arcadia et, accessoirement, de l’humanité. En marge de cette mécanique générale, d’autres éléments se débloquent progressivement. On peut ainsi s’arracher la tête pour l’envoyer dans des aérations, des canalisations ou la lancer en hauteur, et ainsi atteindre des zones inaccessibles autrement. On peut lancer un de ses bras dans le ventre d’un monstre pour le canarder de l’intérieur, s’enflammer pour éclairer des tunnels sombres, s’électrocuter pour infliger plus de dégâts avec son épée ou activer un mécanisme…

Bases branlantes

Si le concept est amusant, il s’essouffle malheureusement au bout de quelques chapitres. NeverDead doit alors compter sur ses "fondamentaux" et c’est bien le problème. L’arsenal très classique (flingue, fusil d’assaut, lance-grenades, shotgun) manque singulièrement de pêche et, même lorsque l’on dépense ses points d’expérience afin d’optimiser les dégâts, nécessite un nombre considérable de balles pour dessouder le moindre adversaire. Du coup, on opte régulièrement pour l’épée qui, de quelques mouvements au stick droit, découpe la majorité des démons. Malheureusement, entre les mouvements patauds du héros, la caméra trop rapprochée pour suivre correctement les déplacements frénétiques des cibles et l’absence de réels combos, ce n’est pas la panacée. Pour ne rien arranger, il faut se contenter d’une dizaine de types d’ennemis déversés en quantité astronomique durant tous les chapitres.

NeverAlive

Sur une note plus positive, NeverDead offre des environnements plutôt agréables entièrement destructibles. Les débris ou les explosions infligent des dégâts considérables et, utilisés intelligemment, peuvent faciliter les affrontements. Les boss sont inventifs, nécessitant des tactiques spécifiques parfois délirantes. Enfin, le jeu possède une ambiance décalée, une débilité caricaturale parfaitement assumée à travers un trio de crétins qui parvient à arracher quelques sourires. Tout cela confère à NeverDead une réelle personnalité, sans pour autant compenser la lassitude qu’il peut susciter au niveau du gameplay. Dommage.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de séries B japonaises.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dead To Rights Retribution pour le mélange corps-à-corps/fusillade.
- Knight Contracts pour le coté décalé et garde du corps immortel.