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Need for Speed Shift

Need for Speed Shift

Fini de faire mumuse avec la police dans de grandes métropoles désespérément vides, c’est désormais sur les circuits du monde entier et face aux meilleurs pilotes de la planète que vous devrez prouver votre dextérité au volant.
Embourbée depuis plusieurs années dans des épisodes scénarisés ou "tuningisés" à la qualité parfois discutable, Electronic Arts a décidé de relancer sa série phare en changeant complètement d’orientation. Need for Speed Shift se veut plus sérieux et mature en proposant un titre uniquement axé sur la course en circuits fermés, parmi lesquels notamment on retrouve les légendaires Spa-Francorchamps, Silverstone ou Laguna Seca. La conduite se veut aussi plus sérieuse, sans tomber dans la simulation extrême, la série ayant toujours eu vocation à rester accessible au plus grand nombre.

La simulation vue par EA
Et la première course qui sert à jauger votre niveau met tout de suite dans le bain : finis les virages à 300km/h et les courses "tout à fond", il faut désormais respecter les distances de freinage, aller chercher les points de corde… Shift reste plus permissif qu’un Forza ou un GT puisqu’on peut accélérer en plein virage sans être immédiatement puni par un aller simple dans le bac à sable si cher à Jean Alesi. Ne comptez pas non plus passer les virages proprement : dès que vous tournez le volant, la voiture commence à se mettre en dérapage, et ce quel que soit la puissance de votre bolide ou la vitesse à laquelle vous roulez. Aie, ceux qui espéraient une vraie simul’ risquent d’être déçus, et surtout ce parti pris rend injouable la vue située derrière la voiture. Une façon peut-être détournée de nous inciter à jouer en vue cockpit ou capot qui offre par contre des sensations fantastiques. Certes, ce n’est pas la simulation ultime qu’EA nous promettait il y a quelques mois mais l’impression de vitesse est excellente, et les courses souvent palpitantes jusqu’au dernier virage tant l’IA est d’excellente facture. Il n’est pas rare de voir des concurrents partir dans le décor après avoir raté un freinage ou quand vous leur mettez un peu trop la pression. On s’ennuie rarement pendant les courses et Shift se révèle riche en sensations dès lors qu’on commence à toucher aux Porsche, Lamborghini ou Bugatti…

Le NFS World Tour, tu gagneras

Le mode carrière est constitué de quatre différentes étapes, qui sont autant de classes de voitures à débloquer (près de 70 modèles sont présents). En remportant des courses et des objectifs précis à chaque challenge (maîtriser tous les virages d’un circuit, atteindre un certain nombre de points de pilotage…), vous obtenez des étoiles qui débloquent les niveaux suivants jusqu’à parvenir au NFS World Tour, challenge ultime de tout pilote qui se respecte. Le jeu fait aussi la part belle au pilote et à votre style. Etes-vous plutôt un roi de la trajectoire ou plutôt un champion de stock-car ? Chacune de vos actions rapporte des points qui servent à définir votre profil de pilote, agressif ou précis. Ces points vous permettent également de monter de niveau, comme dans un RPG, qui débloquent de nouvelles épreuves bonus ou de nouveaux équipements pour vos bolides. Et s’il est possible de finir le jeu sans être arrivé au niveau 20, parvenir au niveau 50 risque de vous occuper quelques semaines tant le nombre de challenges proposés est dantesque.

Un petit mot s’impose également sur la qualité graphique de ce NFS Shift, impressionnant à tout point de vue, tellement les caisses sont belles et la vue cockpit impressionnante. Le bilan est par contre plus mitigé concernant les bruitages moteur dont la qualité est très variable selon la voiture utilisée. NFS Shift a en grande partie réussi son pari : redonner un nouveau souffle à la série même si le jeu ne garde de NFS que le nom, tant on est à des années-lumière de ce qui a fait la renommée de la saga. Pour être clair, on est beaucoup plus proche d’un GRID que d’un NFS. Et si on peut regretter que ce ne soit pas la vraie simulation promise par EA, le fun est au rendez-vous et c’est bien là l’essentiel.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux pilotes de 3 ans et plus
- Aux déçus des derniers Need for Speed
- A ceux qui trouvent Forza Motorsport ou Gran Turismo trop axés simulation

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