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Need For Speed Carbon

Need For Speed Carbon

La série NFS deviendrait-elle allergique aux rayons du soleil ? Après un bref intermède diurne, cet épisode nous replonge dans l’obscurité, toute relative, des courses nocturnes, mais on reste en bitume connu.
Eh oui, sous le nom un peu vague et guère évocateur de Carbon se dissimule en réalité une suite direct de l’excellent Most Wanted .

On prend les mêmes…

On retrouve donc le mode carrière scénarisé à coup de cinématiques très second degrés (que l’on espère volontaire) avec des acteurs qui surjouent (le flic ripoux Cross est de retour) sur fond de guerre de gangs. Comme précédemment, on peut se balader librement en ville (ou se téléporter) pour se rendre chez des concessionnaires, dans des planques (customisation visuelle et mécanique) ou sur des lieux d’épreuves. Contre-la-montre, courses en équipes (tours de circuits, tracés), concours de dérapages ou records de vitesse… il ne manque que les poursuites avec les flics, qui se font désormais "librement" avec des voitures de patrouilles en version "Pitbull enragé inside" et toujours la possibilité de déclencher des mini-catastrophes pour les semer.
Le pilotage demeure résolument arcade avec une physique parfois fantaisiste, mais de bonnes sensations de vitesse et l’amusant Speedbreaker (mode Bullet Time) pour se sortir de situations périlleuses.
Dégage de ma route

La différence avec Most Wanted réside dans le fait que la cité se divise en zones d’influences, et qu’outre de l’argent ou l’accès à des améliorations, les victoires permettent de conquérir des territoires. Une fois que vous dominez le turf d’une bande, le boss vous affrontera en 2 rounds : une course classique suivie d’un nouveau type de challenge : le duel à flanc de montagne. Vous vous lancez dans une descente derrière l’adversaire et tentez de coller son pare-choc (voir de le dépasser pour une victoire directe), puis c’est à votre tour d’être poursuivi et d’essayer de le larguer. Le tracé est sinueux, sombre (contrairement à la ville éclairée par les néons) et l’absence de glissières vous permettra de réaliser quelques jolis sauts de l’ange. Amusant, mais aussi assez répétitif.

Carbon en carton

L’autre nouveauté, ce sont des équipiers qui se joindront à votre clan. Chacun dispose de bonus passifs (plus de fric lors des victoires, flics plus calmes, etc.) et d’une spécialité utilisable si vous activez le personnage pour les courses en équipe. L’Eclaireur ouvre la route en indiquant les raccourcis, l’Aspiro se place devant vous pour provoquer une aspi et le Bloqueur dégagera vos adversaires. Excellent, en théorie.
Dans les faits, on ne se sert que du Bloqueur, les deux autres gênants immanquablement votre pilotage. De plus, l’intelligence artificielle (IA) triche et vos subalternes s’avèrent bien plus performants que vous (heureusement, leur victoire est la votre).
Bonjour le héros en carton ! Mais ce n’est là qu’un petit problème face aux autres défauts du titre : à peine 4 boss que l’on peut décalquer en 2 jours, une ville assez réduite aux décors très répétitifs (nuit oblige), relativement peu de véhicules (une quarantaine) et des modèles moyennement excitants… Du coup, s’il demeure un NFS potable, Carbon fait un peu… daté (désolé) et reste très en deçà de Most Wanted.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de Fast & Furious
- Aux amateurs de caisses customisées


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- Need for Speed Most Wanted
- Need for Speed Underground 2