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Morrowind

Morrowind

Le jeu de rôle ultime est-il enfin de ce monde ? C'est ce qu'essaye de nous faire croire Bethesda Softworks avec Morrowind et il faut bien admettre que le résultat est vraiment... étonnant.
Après nous avoir fait saliver pendant des années, le jeu de rôle le plus attendu du PC a enfin pointé le bout de son nez. Uniquement disponible en version anglaise pour l'instant - rendez-vous en août pour ceux qui galèrent avec la langue de Shakespeare - il nous a tout de même totalement retournés. Mieux que dément, Morrowind fait franchir un nouveau cap au jeu de rôle informatique tout comme l'avaient fait ses illustres prédécesseurs avant lui, Arena et Daggerfall. Bienvenue à Vvardenfell, un continent que vous allez apprendre à connaître sur le bout des doigts.

Une aventure passionnante mais... optionnelle

Le monde dans lequel vous débarquez est sur le point de vivre une crise importante : prophéties de mauvaise augure qui commencent à se vérifier, regain d'activité du coté de la Montagne Rouge où siègent depuis toujours les forces du mal, tensions ethniques, troubles politiques , le monde va mal et vous allez avoir l'occasion d'y mettre bon ordre. Du moins si vous le voulez bien. Proposant un univers d'une densité vertigineuse, Morrowind laisse en fait au joueur une totale liberté d'action. Vous préférez devenir le maître de la guilde des voleurs et vous spécialiser dans les cambriolages les plus audacieux possibles de temples officiels ? Ou mettre votre épée au service des forces impériales pour éradiquer les hérétiques toujours plus nombreux ? Ou encore passer votre vie à collecter des plantes dans la nature pour mixer des potions qui feront de vous un pacifiste blindé contre toute agression ? Tout est possible.
En fait, la diversité des guildes, des maisons, des factions politiques ou religieuses que vous pouvez rejoindre donne une illusion d'indépendance assez bluffante. Chaque camp propose évidemment des quêtes qui lui sont propre et qui donnent accès à différents privilèges en fonction de votre rang au sein de l'organisation.
Pour vous donner une idée, je ne me suis lancé dans l'aventure principale qu'une fois avoir été nommé maître de la guilde des guerriers et après avoir eu droit à ma propre forteresse. Tout en me préparant à devenir Archimage de la guilde des magiciens évidemment (on peut tout faire à la fois mais les journées n'ont que 24h hélas). Soit pas loin d'une quarantaine d'heures de jeu, c'est vous dire si on a rarement l'occasion de s'ennuyer avec les "quêtes annexes". L'histoire principale est quant à elle difficilement résumable. En gros, il y est question de prophéties annonçant le retour d'un héros qui unifiera les tribus et repoussera le mal (et les envahisseurs du même coup) dans une lutte titanesque. Devinez qui sera ce héros ? Bon, c'est extrêmement simplifié mais ça fera l'affaire , le reste, vous le découvrirez vous-même.

Un univers hallucinant

On serait tenté de ne parler que du graphisme de Morrowind tant celui-ci est loin devant tout ce qui s'était fait jusque là en matière de JdR informatique. Chaque endroit est modélisé avec soin : chaque magasin, chaque maison, chaque ville ou chaque donjon ont été fait à la main. Résultat : on a jamais l'impression de voir deux fois la même chose. Chaque intérieur étant meublé différemment et l'architecture de chaque région lui étant propre, la sensation qu'on avait dans Daggerfall de visiter des endroits génériques a ici complètement disparu. Les photos d'écran parlent d'elle-même mais sachez qu'avec une machine un peu musclée, vous en aurez vraiment plein les yeux. Même si on a parfois droit à quelques ralentissements, l'excellent moteur 3D donne une impression d'immersion totale dans un univers radicalement différent du nôtre mais parfaitement cohérent. Des centaines de villes et villages, des tas de bouquins à lire pour les rats de bibliothèque, une flore luxuriante, une faune généralement hostile, une collection d'armes moyenâgeuses complète (avec son lot d'objets très rares), un système de magie détaillé permettant de créer soi-même ses objets magiques ou ses sorts, des PNJs qui réagissent à votre réputation ou à votre manière de vous habiller (arriver en guenilles devant le Duc d'Ebonheart ne vous attirera probablement pas ses grâces) , ça ne va pas être facile de vous balancer ici toute la liste des caractéristiques du jeu. On s'arrêtera d'ailleurs là pour l'instant, histoire de laisser un peu de place à notre paragraphe "qui aime bien châtie bien".

Grrrrr...

Ceux qui se demandent si Bethesda a enfin sorti son premier jeu sans bug peuvent se rassurer : il n'en est rien. Même si le jeu est infiniment plus stable que Daggerfall, il lui arrive parfois de planter sans raison apparente ou - plus gênant - de bloquer une quête à cause d'un personnage "coincé" dans un élément du décor. C'est rare, certes, mais il faut alors recourir aux "cheats" de la console pour pouvoir progresser (par exemple : virer provisoirement les collisions). Autre regret : l'interface est fort mal pensée. Principalement au niveau de l'organisation du journal
qui ne permet pas de retrouver facilement les quêtes en cours et de la gestion de l'inventaire qui est préhistorique. Un effort aurait pu être fait en la matière surtout vu la qualité du reste du jeu. Les super-puristes trouveront peut-être le système de combat un peu "léger" mais il remplit parfaitement son office : proposer des rencontres tendues et de belles échauffourées.
Un univers en évolution

Bethesda livre en outre son bébé avec un éditeur bien foutu permettant de tout modifier. Des dizaines de plug-ins sont donc déjà en circulation (nouvelles quêtes, nouveaux objets, nouvelles zones) et des mods plus audacieux sont en cours de réalisation. Bref, la communauté autour de Morrowind est déjà très active , voilà qui va certainement rallonger la durée de vie du jeu de façon considérable. Plutôt cool vu qu'il ne propose pas de mode réseau pour explorer le monde avec ses potes.

Go, go, go !

Vous l'aurez compris (j'espère), Morrowind est un jeu de rôle béton. Si l'anglais ne vous fait pas peur, foncez : vous ne le regretterez pas. Dans le cas contraire, il ne vous reste plus qu'à camper devant votre magasin favori jusqu'à sa sortie en août. Si vous aimez les JdR, vous ne pouvez pas vous payer le luxe de passer à coté. Capiche ? Bon, allez, c'est pas tout ça mais j'ai encore une épée magique à finir...

Test réalisé par Guillaume Pan', cruellement privé de Morrowind pendant la rédaction de cet article.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fondus de JdR.
- A ceux qui veulent un jeu qui leur tiendra plus que l'aprem'.
- A ceux qui ont une bonne machine.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Arena
- Daggerfall