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Mission Impossible : Operation Surma

Mission Impossible : Operation Surma

Après avoir été adapté sur PlayStation 2 et Xbox à la fin 2003, Ethan Hunt vient enfin jouer les gros bras sur GameCube. De l’infiltration à la sauce M:I.
Votre nom est Hunt, Ethan Hunt. Et vous voici expédié dans une sale affaire liée à la Yugarie (ne cherchez pas sur la carte, ça n’existe pas). Un processeur désactive les sécurités de tous les ordinateurs du monde, mettant le système commercial en péril. De plus, une sombre entreprise privée produit des biotoxines pour des armes de destruction massive que votre agence n’a pas trop envie de voir tomber entre les mains d’un dirigeant peu scrupuleux. Votre mission, si vous l’acceptez : découvrir ce qui se trame et mettre fin à ces activités.

Ethan, inspecteur Gadget ?

Le gros point fort qui distingue Mission Impossible, c’est l’utilisation d’une foule de gadgets high-tech. "Jumelles-appareil-photo-avec-micro-canon", pistolet grappin, outils pour pirater les systèmes électroniques, fléchettes pour désactiver les caméras et bien d’autres encore font partie de votre arsenal. Le plus souvent, vous ne tuerez pas mais "endormirez" le garde encombrant par un enchaînement de taloches dans la figure, donc les armes ne sont pas ce qui est le plus utilisé. Comme Splinter Cell, le jeu mise sur l’infiltration discrète.
Et, bien qu’il soit souvent possible d’éteindre une alarme, mieux vaut ne jamais l’entendre sonner. Pour être discret, vous aurez une belle combinaison à la Sam Fisher. On retrouve donc la gestion des ombres et des lumières pour disparaître dans le décor.
Objectifs variés

Operation Surma vous demandera divers objectifs. Il s’agira tant de prendre des photos que de faire l’acrobate après un filin pour accéder à des dossiers informatisés, de désamorcer des bombes, etc. La plupart du temps, votre progression se fera caché.
Le plus souvent, les énigmes à résoudre pour progresser sont assez simples. On notera aussi certains moments d’anthologie dans l’illogisme (en arrivant au stand de tir où deux tourelles sévissent vous comprendrez). En terme de perfectionnisme, on pousse néanmoins moins loin qu’un Splinter Cell au réalisme sans commune mesure. On préfèrera aussi les déplacements de Sam Fisher et les possibilités stratégiques plus ouvertes qu’ils permettent, bien qu’Ethan fasse plus dans le spectaculaire. Reste un détail agaçant à l’extrême : on ne peut escalader ce que l’on veut, même si l’obstacle est à la portée de vos capacités d’athlète. Manière de dire au joueur : "Non, tu ne passes pas par là." Du coup, cela limite les options. Rageant !

Une IA globalement efficace... mais parfois étrange

L’IA réagit bien en général. Faites un petit bruit et le garde en faction s’approche pour voir d’où cela vient. Il est possible de l’attirer en tirant une fléchette dans un tonneau par exemple (mais l’interaction avec le décor est souvent trop limitée). Par contre, il y a des moments de folie douce.
Autant l’IA ne vous remarque pas toujours alors que vous êtes en train de lui gratter le dos, autant parfois elle active le signal d’alarme alors que vous êtes bien planqué. Bref, on ne sait pas toujours comment réagir face à elle puisqu’elle alterne entre sixième sens et "neuneuterie" totale. La précision au tir de l’ennemi n’est pas toujours au sommet de sa forme.
A qui se destine Mission Impossible ?

Clairement, ce jeu, même s’il empreinte plusieurs éléments à Splinter Cell, met plus l’accent sur l’arcade. La priorité est moins mise sur le réalisme que sur les gadgets. On nous place davantage au coeur d’un film. Mais Ethan Hunt souffre forcément de la comparaison avec Sam Fisher, référence du genre. On trouvera peut être le jeu moins perfectionniste. En revanche, il se termine moins rapidement. Voici les éléments qui vous permettront de juger et de faire votre choix.

Ce test réalisé par Arnaud Papeguay s’autodétruira dans 5 secondes.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux amateurs d’espionnage et de gadgets.
- A ceux qui trouvent que Sam Fisher ne colle pas assez de mandales.
- Aux fans d’infiltration qui savent ne pas tirer sur tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Splinter Cell
- Hitman 2 : Silent Assassin