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Mirror’s Edge

Mirror’s Edge

Yamakasi, Banlieue 13 et Casino Royale. Si ces trois films aux courses-poursuites effrénées ont éveillé votre intérêt pour la spectaculaire discipline du Free Running, Mirror’s Edge va vous enchanter.
Dans un futur sans doute un peu trop proche, les citoyens ont volontairement sacrifié une grande partie de leurs libertés sur l’autel de la sécurité. Pour les quelques individus refusant cette surveillance systématique des autorités, les seuls moyens de communication sécurisée restants sont les coursiers arpentant les hauteurs de la cité. La charismatique Faith en fait partie mais les choses se compliquent pour elle lorsque sa policière de sœur est accusée de meurtre.

Dans ton corps

Mirror’s Edge est un titre original à bien des égards. Visuellement d’abord car malgré des graphismes parfois un peu rêches, il possède un design urbain absolument fabuleux. L’impressionnante profondeur de champ couplée à une palette de couleurs criardes lui confère une identité unique qui tranche agréablement avec les productions sépia si populaires actuellement.Ensuite en terme d’immersion. La vue à la première personne donne depuis trop longtemps l’impression d’une caméra flottant sur le sol, dissociée du corps. Breakdown, Riddick ou Dark Messiah se sont attaqués au problème mais Mirror’s Edge franchit une étape décisive, établissant un nouveau standard à l’aune duquel tous les autres titres en vue subjective seront mesurés. Pour la première fois, on a la sensation d’avoir un corps, d’être physiquement en contact avec l’environnement et il en résulte une immersion inégalée, jusque dans les cinématiques.

Enfin parce que les développeurs s’attaquent au genre plate-forme, réputé délicat en vue subjective, et surclasse quasiment tous leurs concurrents.

Cours Faith, cours !

Mirror’s Edge est un jeu dans lequel on passe son temps à fuir, à courir sous le feu nourri de policiers, parfois en les désarmant (avec la possibilité d’utiliser leur flingue le temps d’un chargeur), mais généralement en les esquivant. On court sur les toits, bondit sur les cheminées, glisse le long des câbles, escalade les gouttières, rampe dans les aérations, saute par-dessus des bureaux, se balance à des tuyaux, slalome entre les échafaudages, se rattrape à des balcons, enfonce des portes vitrées… Comme un Altaïr dont on contrôlerait réellement les acrobaties. Le rythme est effréné, l’action haletante et l’on réalise régulièrement des actions proprement hallucinantes. En contrepartie, l’aventure s’avère courte (6 heures à tout casser) avec des rebondissements trop convenus et l’action, forcément répétitive. S’il se limitait à cela, Mirror’s Edge vaudrait moins. Mais il ne s’agit que d’un prologue au contenu réel du jeu : les courses.

Leap of Faith

Elles se divisent en deux types d’épreuves : les Contre-la-montre, qui consistent à refaire chacun des 9 chapitres en un temps imparti et les Parcours, qui proposent des circuits à points de contrôle sur des segments du jeu. Dans les deux cas, on s’acharne encore et encore à découvrir les chemins les plus courts, qui nécessitent des enchaînements élaborés, parfaitement synchronisés. Car la grande force de Mirror’s Edge réside dans son gameplay simple (sauter, se baisser, faire demi-tour), mais profond (élan, vitesse, points d’appui, timing…), qui laisse une immense marge de manœuvre. Si, motivé par les classements mondiaux et les fantômes téléchargeables des autres joueurs, vous plongez dans la compétition, Mirror’s Edge est fait pour vous. D’autant que cette version PC propose un CD audio des thèmes musicaux du jeu, dont le single Still Alive de Lisa Miskovsky.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de Free Running
- Aux fans de "courses"

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Assassin’s Creed dans l’esprit Free Running.
- Prince of Persia