Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Metal Gear Acid

Metal Gear Acid

Acheter une PSP va poser la question cruciale du jeu qui l’accompagnera. Dans les rayons vous trouverez les inconnus, les atypiques, ceux qui font rire et pleurer, et les élus, comme Metal Gear Acid.
Avant d’allumer la console, le simple fait de voir Solid Snake sur la jaquette est rassurant. Pourtant lorsque le jeu démarre, un sentiment de frustration apparaît, presque aussitôt suivi d’une légère déception. Ne vous arrêtez pas aux premières impressions, comme dans tous les couples, il est bon de se faire surprendre parfois.
Le scénario est, quant à lui, fidèle à la série. Toujours aussi bien ficelé, ses rebondissements sont nombreux et participent à faire de ce jeu un tout cohérent et immersif. En 2016, des terroristes détournent un avion et menacent, outre plusieurs centaines de passagers, un futur président des USA. La seule monnaie d’échange qui trouve grâce à leurs yeux n’est autre qu’un projet top secret, dont tout le monde semble ignorer l’existence : Pythagoras. A vous, dans la peau du solide serpent, de reprendre du service sur une île proche de l’Afrique du Sud pour sauver le monde.

Qu’est-ce qui pourrait me déstabiliser chez Solid Snake ?

Le gameplay est, dans cet épisode, totalement nouveau pour le roi de l’infiltration. Dans un environnement graphique entre Metal Gear Solid premier du nom, et Sons of Liberty, le déroulement du jeu s’effectue au tour par tour, avec des contraintes dues à l’environnement et aux personnages, comme dans les wargames à la Final Fantasy Tactics ou Advance Wars. De plus, un système de carte, généralement exploité lors des combats, comme dans la série de Yu-Gi-Oh ! ou Baten Kaitos, sert ici à réaliser la moindre action. Evidemment le rythme du jeu est complètement différent de ce que nous avons pu connaître précédemment, et c’est bien là le plus dur à accepter. L’impression qui domine au départ est celle d’être enfermé dans un jeu rigide et directif, mais cela tient à la difficulté de la prise en main. Une fois que le système apprivoisé, le jeu devient complètement jubilatoire et excitant.
Jeu de main, pas forcément jeu de vilains

La clé de voûte de cet édifice est un système de plus de 200 cartes. Déclinées en cinq catégories, telles que les armes, les actions ou les objets, elles permettent d’agir, d’améliorer sa condition, le nombre d’action par tour ou encore de réaliser des coups spéciaux. La plupart d’entres elles, outre leur fonction de base peuvent être utilisées pour le mouvement. Ainsi, lors de la phase d’action, en sélectionnant une carte, il vous est demandé de choisir entre l’utiliser, ce qui reviendra à tirer s’il s’agit d’une arme par exemple, ou se déplacer. Toutes celles que vous possédez sont rangées dans votre stock, et avant chaque mission, vous pouvez choisir votre main, qui compte 30 cartes dans un premier temps, ou laissez la console le faire. Une fois la mission commencée, six d’entre elles apparaîtront de façon complètement aléatoire, et vous devrez alors les gérer au mieux, en les défaussant ou en les utilisant.
Vos actions ont une incidence sur le jeu en terme de coût, et des indicateurs permettent de savoir qui agira et dans quel ordre. Plus une action entreprise est compliquée plus son coût est élevé, et plus vous devrez attendre avant votre prochain tour. La stratégie est donc à la fête dans cette aventure de Solid Snake.
Bien que scotchant, tout le monde ne va pas adhérer

Le gameplay est réellement très typé et différent de ce que la série proposait jusqu’alors. Tout le monde n’acceptera pas de faire les efforts que nécessite la prise en main de cette façon de jouer, et c’est dommage. Quelques missions sont nécessaires avant que l’on puisse avoir le contrôle total des paramètres du jeu, le didacticiel étant distillé petit à petit, tout comme le scénario. Avec le temps, on finit par maîtriser les finesses de l’utilisation des cartes, et vraiment s’amuser. Que l’on aime ou pas, il faut reconnaître que ce jeu est particulièrement bien réalisé, que son scénario, sous des dehors de déjà vu, est profond, et qu’au final, il ne rentre définitivement pas dans la catégorie des petits jeux de lancement.

Test réalisé par Mathias Lavorel

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans de stratégie et de cartes, qui rêvent de les utiliser à des fins d’infiltration.
- A ceux qui vendraient père et mère pour une aventure de Solid Snake.
- A ceux qui aiment le mélange des genres aussi surprenant soit-il !


Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Premier du genre sur le support.