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Max Payne 3

Max Payne 3

Un peu plus de huit années se sont écoulées depuis la sortie de Max Payne 2 sur PC. Autant d’années qui ont défilé sur le visage de notre héros dépressif, amateur d’antidouleurs. Pépé Max en a-t-il toujours sous le coude ?
Les fans de Max Payne se rappellent certainement l’ambiance unique, très noire, des deux premiers épisodes développés par Remedy. Le studio historique n’est plus aux commandes, Max a vieilli, il a troqué sa veste en cuir contre une barbe mal taillée. Pire que ça, il n’a pas peur de quitter New York pour les rues de Sao Paulo, affublé d’une chemise ridicule. Mais nom d’un chien, l’esprit Max Payne est-il mort ? Pas vraiment, car on retrouve un héros toujours aussi charismatique, trainant une tristesse qui s’est depuis transformée en désespoir. Sa femme et sa fille mortes, Max est à la dérive. Un ivrogne qui fume comme une locomotive, une loque humaine que certains événements vont sortir de sa torpeur.Adieu la police !

Max n’est plus flic. Le voici devenu agent de sécurité dans cette charmante et violente ville de Sao Paulo. En compagnie de Passos, ancien policier qui a connu Max à l’académie, il assure la sécurité d’un riche industriel, Rodrigo Branco. Un boulot pépère pour Max, jusqu’à ce que la fille de son boss soit enlevée par un gang des favelas. Débute une énième descente aux Enfers dont le héros se serait bien passé. Parfaitement maîtrisée, la narration s’appuie sur une mise en scène alternant entre gameplay, cinématiques et cinématiques interactives. Exemple : vous enjambez une balustrade et partez en glissade sur un toit. Dès lors, vous ne contrôlez plus le personnage mais conservez la main sur la visée. Des moments particulièrement spectaculaires se succèdent ainsi, procurant au joueur un plaisir jubilatoire.

Certes, dans le fond, Max Payne 3 ne propose rien de nouveau. Il use de vieilles recettes, comme le "bullet time" (ralenti) que le premier jeu de la saga a largement contribué à populariser. De même, les développeurs nous ont collé un gameplay rigide qui rend la visée imprécise. On peste aussi après ce système de tir après la mort, et qui permet de prendre automatiquement une dose d’antidouleur (pour régénérer votre vie) si vous tuez l’ennemi qui vient de vous envoyer ad patres. Un système qui impose de toucher précisément l’ennemi, sans pour autant laisser pleinement la main sur la visée. L’ennemi s’avère parfois impossible à atteindre depuis votre angle de tir. Enfin, l’ambiance noire et sordide, hélas, a aussi disparu. Eh oui, ce n’est pas parce que le scénario est mature qu’il s’agit d’un vrai Max Payne.
Max se met au multijoueur

L’innovation ne se cache donc pas dans le solo, mais bien dans l’introduction du multijoueur. Le défi résidait dans l’adaptation du "bullet time", et Rockstar y est parvenu avec succès ! Quand un joueur l’active, l’action se ralentit pour lui, mais aussi pour tout joueur situé dans son champ de vision. Pour espérer en sortir, il est donc nécessaire de casser ce lien visuel et sortir de ce même champ de vision, soit en contournant un obstacle, soit en se plaçant derrière un mur. Ajoutez à cela des cartes bien conçues et vous obtenez une formule efficace.

Le joueur a accès à diverses classes (ou peut concevoir la sienne) qui gagnent en expérience au fil des matchs, débloquant ainsi de nouvelles options. Outre le "bullet time", chaque classe dispose d’un "burst" consommant la même jauge d’énergie. Ce dernier permet, selon la classe, d’obtenir des munitions plus puissantes (voire un lance-grenades), de troubler les ennemis pour les empêcher de distinguer les membres de leur équipe de l’adversaire, etc. Les formules de jeu comprennent le traditionnel Match à mort en équipe et Domination, mais aussi des modes originaux. Exemple, dans Payne Killer, le premier joueur qui élimine un adversaire devient Max tandis que sa victime incarne Passos. Ils affrontent alors les six autres joueurs jusqu’à ce qu’ils meurent, laissant la place aux combattants les plus performants. Le mode Gang Wars, lui, alterne de manière aléatoire diverses formules de jeu. Protection de VIP, collecte de sacs ou encore dynamitage de cibles permettent d’enchainer les manches avec plaisir.

Avec toutes ces nouveautés, ces changements, il est vrai que Max Payne n’est plus tout à fait lui-même. Il a évolué. Reste au final un bon jeu, agréable, remarquablement mis en scène. A se procurer les yeux fermés.

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- Aux nostalgiques de la saga Max Payne
- A ceux qui acceptent le relookage du héros…
- Aux joueurs qui veulent de l’action brute, pure, viscérale


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