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Max Payne 2 : The Fall of Max Payne

Max Payne 2 : The Fall of Max Payne

Après avoir entretenu savamment le mystère autour de Max Payne 2 pendant plus de deux ans, les développeurs ont enfin livré l’explosive suite du célèbre jeu d’action. Bienvenue en enfer...
Avec une ambiance aussi noire qu’un roman de Ellroy, des situations dramatiques et un Max Payne qui raconte sa propre histoire avec le ton désabusé du flic qui a reçu plus que sa part de coups durs , cette suite au hit de Remedy montre avec brio que les jeux d’action peuvent encore nous surprendre dans le bon sens. Oserons-nous vous dévoiler l’histoire de Max Payne 2 ? Non, ce serait criminel , surtout au vu des efforts que les créateurs ont investi dans le scénario. Disons juste qu’on y retrouve quelques têtes connues en plus de celle de Max (Vinnie Gognitti, Vladimir Lem, etc.), que les rebondissements sont légion et qu’on en apprend un peu plus sur les véritables motivations des uns et des autres. Allez, juste pour vous mettre l’eau à la bouche, sachez tout de même qu’en plus de Max vous aurez aussi l’occasion d’incarner la sensuelle – mais dangereuse – Mona Sax. Pour le reste, motus.

Max Payne Superstar

Techniquement parlant, ce second épisode s’approche du sans-faute. La plongée dans l’action est d’abord soutenue par un graphisme irréprochable : environnements particulièrement réalistes, modélisation très réussie des personnages, richesse des animations… Vos adversaires encaissent les impacts et s’écroulent au sol de façon réaliste, les personnages neutres font un tas de choses de leur côté ou tiennent des conversations entre eux , le metteur en scène de Max Payne 2 n’a manifestement pas oublié d’intégrer un maximum de détails dans l’arrière-plan pour donner de la consistance à l’ambiance.
On retrouve également les cauchemars et hallucinations de Max mais heureusement sans la très laborieuse phase de plates-formes que nous avait imposé le premier épisode. Hélas, un petit bug sonore vient gâcher un peu le plaisir en rendant certaines conversations difficilement audibles. On ne doute pas qu’un patch corrige ça rapidement mais quand même...
Le temps des balles 2.0

L’une des caractéristiques les plus notables de Max Payne, c’est bien entendu le "Bullet Time" qui permet de basculer à tout moment en mode ralenti, un peu à la façon de Matrix. On peut ainsi foncer, un Uzi dans chaque main, dans une pièce bourrée de maffieux armés jusqu’aux dents et liquider tout le monde en esquivant les balles. Quelques améliorations ont été apportées au passage : on récupère désormais quelques secondes supplémentaires et une vitesse encore plus lente pour chaque adversaire tué et on peut enfin continuer à canarder au sol après un plongeon jusqu’à la fin du chargeur en cours. En ce qui concerne l’impressionnant arsenal à votre disposition, c’est à peu de choses près le même que celui du premier épisode, le lance-grenades en moins mais la redoutable Kalachnikov en plus. Le mélange est aussi explosif qu’une caisse de munitions au banquet annuel de l’amicale des pyromanes du Var.

"Un Finger, c’est jamais assez long"

L’histoire est tellement bien ficelée et l’action si prenante qu’on regrette de ne pas avoir droit à un peu de rab’ quand arrive le générique. Même si d’autres modes et niveaux de difficulté supplémentaires apparaissent une fois le jeu fini, l’aventure nous a tout de même semblé un peu courte. Le mode "fugitif" permet néanmoins de se défouler "sur le pouce"
avec des échanges de coups de feu ininterrompus. Parfait pour continuer à s’entraîner en attendant la sortie des scénarios, mods et autres add-ons gratuits développés par la très active communauté des fans de Max Payne. Heureusement qu’ils sont là d’ailleurs car malgré toutes ses qualités, cette suite reste très semblable au jeu original.
Ames sensibles s’abstenir

Au final, Max Payne 2 est un excellent jeu d’action que les amateurs de plomb fondu ne peuvent se permettre de louper. Il propose en outre – chose rarissime pour cette catégorie – un scénario qui n’est pas qu’un pauvre prétexte au carnage et qui est raconté comme dans le premier épisode au travers de planches dessinées du plus bel effet. Notez enfin que le manuel ainsi que les sous-titres et menus sont en français alors que les dialogues audio sont en version anglaise. Tant mieux car la voix originale de Max est parfaite. On est ici très loin du doublage médiocre du précédent volet. L’un des titres essentiels de cette fin d’année.

Test réalisé par Guillaume Pan’.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui aiment l’action, la vraie
- Aux nerveux de la gâchette qui veulent un vrai scénario
- Aux joueurs qui ont une machine puissante
- A un public adulte


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