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MARIO & SONIC, Aux Jeux Olympiques

MARIO & SONIC, Aux Jeux Olympiques

La beauté du sport, c’est ce phénomène qui nous fait vivre un moment fort, sans qu’il soit nécessaire de pulvériser des records… Dans le jeu vidéo, il existe aussi une forme de beauté du sport.
La version DS de Mario & Sonic aux Jeux Olympiques ne bat aucun record. Nous ne tenons pas là un jeu d’exception, et nous ne sommes pas non plus en présence de l’événement incontournable, qui va modifier la trajectoire du jeu vidéo. Est-ce une raison pour s’en détourner ? Certes non. Si la version Wii est accrocheuse, c’est principalement parce qu’elle réunit plusieurs joueurs autour de la télévision pour secouer les manettes comme de beaux diables. Sur DS, la donne change : vous oubliez les gesticulations ridicules, l’écran est tout petit, chacun est seul dans son coin, ou seul tout court. Du coup, il est légitime de se demander si la mayonnaise va prendre. C’est là qu’intervient le syndrome "beauté du sport". La magie opère, et même s’il n’y a rien d’hystérique, nous nous amusons et nous passons un bon moment. En y regardant d’un peu plus près, certains éléments permettent d’expliquer ce phénomène.

Un trio gagnant : richesse, variété et efficacité

Le jeu propose 24 disciplines plus quelques minijeux particulièrement basiques qui ouvrent divers bonus, comme des anecdotes sur le thème des Jeux Olympiques.
En solo, trois modes permettent : soit de participer à une épreuve à la carte, soit de s’engager dans des coupes de difficulté croissante réunissant plusieurs sports, soit de remplir des missions propres à chaque personnage. Dans l’ensemble, il s’agit d’épreuves de vitesse, de puissance ou de précision. Ces mêmes catégories déterminent les caractéristiques des 16 sportifs disponibles. Pas de quoi s’affoler non plus, nous sommes dans un style totalement arcade, et les différences entre les personnages, si elles existent, ne sont pas non plus flagrantes.

Ce système permet néanmoins d’introduire une gestion de la difficulté qui n’est pas inintéressante. En solo, vous pouvez chercher à sélectionner un spécialiste pour battre un record sur une épreuve particulière, tandis qu’en multijoueur, ceci peut être utilisé pour créer un handicap afin d’équilibrer le niveau des différents participants.

Utiliser l’écran tactile sans avoir besoin de tact

Les épreuves de Mario & Sonic n’utilisent pas exclusivement l’écran tactile. Chaque discipline bénéficie d’une façon de jouer qui simule grossièrement l’esprit et le rythme des gestes réalisés dans la vraie vie. Paradoxalement, ce système est presque plus convaincant sur DS que sur Wii. Les gâchettes, la croix directionnelle, l’écran tactile, les boutons et même le microphone multiplient les configurations, et donnent une véritable impression de changement et de renouveau à chaque épreuve.
Le tout est bien ficelé, les didacticiels sont clairs, et il est systématiquement possible de jouer en gaucher ou en droitier. Pour les anciens joueurs qui connaîtraient les vieux jeux de sport du style Décathlon, et qui auraient donc transpirés comme des fous, sachez que votre DS va être malmenée physiquement, et ça, c’est plutôt un signe encourageant. Cela signifie que l’esprit sportif est bien là !


L’esprit des Jeux Olympiques

Battre des records est évidemment le nerf de la guerre, mais pas seulement. Ainsi le mode mission a la bonne idée de proposer des défis qui demandent de maîtriser sa performance. Pour le plongeon, par exemple, vous pouvez être amené à obtenir une note comprise entre 7 et 8, ce qui signifie commettre quelques erreurs, mais pas trop. Ce système, efficace et pertinent, permet d’accéder à une compréhension totale de chaque épreuve. Cependant, il est aussi à double tranchant, puisqu’il en révèle les faiblesses. Vous réaliserez ainsi d’une manière plus nette que certaines disciplines sont ratées, peu intéressantes ou mal réglées, comme la boxe, l’escrime ou le canoë de la catégorie "de rêve". Au rang des déceptions vient aussi s’aligner l’impossibilité de jouer en ligne en multijoueur. Nous voici donc devant un bon jeu qui n’est pas exempt de tous défauts, et qui, finalement, illustre bien l’esprit olympique : l’essentiel c’est de participer.

Test réalisé par Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux sportifs de plus de 3 ans qui n’ont pas de tenue de compétition
- Aux partisans de la transpiration dans le jeu vidéo
- A celles et ceux qui n’ont pas les moyens de se payer le billet d’avion pour Pékin cet été


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