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Mafia II

Mafia II

Véritable "Capo" du PC à son époque, Mafia a souffert de la trahison de la technologie lors de sa tentative d’invasion des territoires de la console. Une erreur que son héritier ne commet pas, mais possède-t-il les qualités nécessaires pour se faire une place parmi les grands ?
Vito Scaletta serait-il tombé de Charybde en Scylla ? Rescapé du front européen de la Seconde Guerre mondiale, il revient dans sa ville natale d’Empire Bay pour affronter de nouveaux problèmes. Son père est mort criblé de dettes et les créanciers n’hésitent pas à s’en prendre à sa sœur ou sa "mamma". Pour Vito, cette impasse n’a qu’une seule issue : Joe Barbaro, son ami d’enfance qui n’a plus aucun soucis d’argent depuis qu’il travaille pour la… famille. Une nouvelle vie commence pour notre héros.

Ferroutage
Si forte soit la tentation, comparer ce jeu à un GTA-like serait une erreur. Bien qu’il soit possible d’arpenter librement les rues d’Empire Bay, d’interagir avec ses habitants ou de fréquenter quelques magasins (fringues, armes, garages), la ville n’est pas la star du jeu, les missions secondaires son quasi-inexistantes et le gameplay émergent ne constitue pas une fin en soi pour les développeurs. Mafia II se vit comme un film, avec un enchaînement linéaire et ultra-dirigiste des évènements, porté par de nombreuses cinématiques aussi soignées dans leur mise en scène que dans leur réalisation. Chaque chapitre, malgré ses phases de balades motorisées ouvertes, s’appréhende quasiment comme un niveau et le résultat s’avère plutôt prenant.

Deux poids, deux mesures

Les protagonistes sont attachants et les missions proposent des situations variées allant du règlement de compte au cambriolage en passant par la pose de bombe, le vol de voiture, la "correction" ou la vente de cigarette. Les fusillades et les courses-poursuites s’enchaînent en toute fluidité grâce au gameplay bien huilé. Rien d’original, mais le système de couverture fonctionne parfaitement, les armes offrent des sensations satisfaisantes notamment grâce aux environnements destructibles et les véhicules sont agréables à piloter. Malheureusement, si les phases pédestres sont souvent mouvementées, les trajets en véhicules, excessivement nombreux, demeurent plan-plan. La police n’est pas difficile à semer et on déplore un vrai manque d’inspiration. Pas de cargaison ultra-fragile impliquant d’éviter le moindre choc, pas d’attaque ou de défense de convoi, d’attentat au poids lourd… On aimerait plus souvent se retrouver côté passager, à canarder des rivaux.

On s’y croirait

Exemple typique de ce travers : lors d’un passage, il faut se débarrasser d’un corps après une soirée éminemment arrosée entre amis. L’opportunité idéale pour une amusante séance de conduite en état d’ivresse, sauf que Vito reste raisonnable et la ballade reste semblable à n’importe quelle autre séance de conduite. Ce qui fait la différence, durant cette scène comme dans le reste du jeu, c’est l’ambiance. Bande-son de folie, design des véhicules ultra-évocateur, panneaux publicitaires typiques, discussions constantes (et doublées en français), variations météos… il se dégage de Mafia II une atmosphère immersive à l’extrême qui porte littéralement l’aventure sur ses épaules. Même si le résultat final n’égale pas l’aura du premier Mafia, on passe un excellent moment en compagnie de Vito.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs des années 40-50
- A ceux qui aiment les films de mafieux

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