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LocoRoco

LocoRoco

Un vent de fraîcheur soufflerait-il sur la portable de Sony ? Après Lumines et Exit, place à LocoRoco, un jeu de réflexion mettant en scène une adorable et pétillante petite boule jaune à la faim sans fin.
Privilège de la DS, une dose de créativité manquait cruellement à l’appel. Aussi, quelques jeux de réflexion singuliers se détachent à l’image de Lumines, Exit et de Lemmings . En enrichissant son catalogue de LocoRoco, Sony démontre qu’avec un peu d’obstination, développer un titre original n’est pas mission impossible.

Une espèce gloutonne

D’horribles envahisseurs menacent d’extinction la civilisation des LocoRoco. De vilaines bêtes poilues chassent la boule jaune pour la déguster autour d’un banquet. Vous voici donc dans la peau de leur sauveur, un LocoRoco courageux prêt à affronter tous les dangers. Ici point de 3D ou d’effets spéciaux hallucinants ou ahurissants, juste des environnements en 2D. Le maître mot est simplicité. Pour se déplacer, le LocoRoco roule et tourneboule sur lui-même. Pour y parvenir, c’est le joueur via les gâchettes L et R qui fait vaciller le décor de gauche à droite.
Selon l’inclinaison, le revêtement (glace, herbe, etc.), le LocoRoco peut prendre suffisamment de vitesse au point de pouvoir se propulser dans les airs !
Mangez-moi ! Mangez-moi !

Votre objectif est donc de sauver vos compatriotes planqués dans des fleurs en les avalant un par un, une sorte de Pac-Man glouton quoi ! Cependant, il ne s’agit pas des les manger. Le LocoRoco agit un peu à la manière d’une maman poisson qui planquerait ses petits dans sa bouche dès qu’elle détecte un danger. À la différence du poisson, en avalant ses compères, le LocoRoco grossit au point de devenir un vrai bibendum prêt à exploser. Un tour de taille qui ne lui permet pas toujours de se mouvoir comme il le souhaiterait.

La bulle finit par exploser

Lorsque le LocoRoco atteint une taille critique, il devient incapable de passer certaines failles ou dans certains conduits. Alors, à la manière d’un ballon de baudruche rempli d’eau, il plie sous son propre poids, se déforme pour s’effiler et se faufiler dans les endroits étroits. Hélas, parfois, il lui est carrément impossible de traverser. Il s’agit alors de lui faire subir un régime drastique. L’idée : le faire exploser en autant de petits LocoRoco. Une fois l’obstacle passé, la colonie se reconstitue pour ne former plus qu’un seul individu, le fat Loco Roco. Un concept de jeu ultra simple mais très ludique dans l’approche.

Un univers indescriptible

Parmi les petits détails sympathiques à noter, des décors dynamiques qui se déforment, croulant sous le poids du LocoRoco. À la manière d’un Rayman, même si le joueur termine le niveau, il est inutile de trouver tous ses petits amis, d’autant plus que certains sont bien cachés. En effet, quelques petites boules jaunes sont dissimulées derrière des murs qu’il faudra détruire. Comment ?
En projetant votre énorme LocoRoco contre la faille jusqu’à la faire céder. D’ailleurs, certains endroits requièrent une grande dextérité. Entre l’art de la glisse, du saut et de la visée, le joueur n’a pas fini de pester !
Un gameplay ravageur

Ici, nul besoin de s’exciter sur sa console pour défoncer la tronche de l’adversaire. Dans Loco Roco tout est question de souplesse et d’adresse. Notez que malgré son originalité, son aspect ludique décalé, LocoRoco est d’abord et avant tout un coup de coeur. En somme, on aime ou on déteste. Il appartient donc à chacun de juger sur pièce.

Test réalisé par Richard Roger

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A un large public
- A ceux qui cherchent un jeu hors du commun


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Lumines
- Lemmings