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Link’s Crossbow Training

Link’s Crossbow Training

L’œuf ou la poule ? Le jeu ou l’accessoire ? Lequel des deux est à l’origine de l’autre ? En tant que joueur, il vaut mieux faire la synthèse de tout ça et manger des crêpes entre deux amusantes parties de tir.

Il y a plus de vingt ans, des canards virtuels subissaient déjà les tirs nourris d’une manette en forme de pistolet sur Nintendo. Aujourd’hui, les moyens sont plus importants, l’accessoire, le Wii Zapper peut se tenir à deux mains avec un confort de posture bien meilleur et plus précis, quant aux épreuves, elles sont définitivement plus variées et plus évoluées. Voilà pour le flacon, ou la forme si vous préférez. Pour ce qui est du fond, le plaisir derrière tout ceci est le même qu’à l’époque des canards virtuels, le même qui vous fait aligner les euros sur le comptoir de la foire pour retenter de couper des pipes en deux dans l’espoir d’emporter le gros nounours. Oui, celui-là, tout en haut à gauche. Link’s Crossbow Training n’échappe pas à la règle, il est tout à la fois captivant et frustrant, on l’aime autant qu’on le déteste, et dès qu’on pose le Wii Zapper, résigné à passer à autre chose, une petite voix se met immédiatement à résonner dans sa tête avec ces mots : "je suis sûr que cette fois-ci tu vas y arriver".

Le phénomène de déjà-vu

L’entraînement à l’arbalète se déroule exclusivement dans l’univers de The Twilight Princess. Le moteur du jeu, les environnements, les bruitages et musiques, et bien sûr le bestiaire sont repris à l’identique.
Cependant vous n’y trouverez aucune histoire, aucun emballage scénaristique, les tableaux se succèdent de manière brutale et sèche. Le challenge est réparti sur neuf niveaux différents comportant chacun trois épreuves. Trois modes de jeu sont disponibles, solo, multijoueur et entraînement.
C’est simple et largement suffisant. Le multijoueur, jusqu’à quatre, est assez décevant. Il consiste, chacun son tour, à tenter de faire le meilleur score sur les mêmes tableaux. Autrement dit, même seul vous pouvez jouer à quatre, ce qui est à proscrire si vous êtes sujet au dédoublement de personnalité.

Le gars il voit un truc qui bouge, il tire, mais…

Les épreuves proposées sont de trois types : le tir sur cible, la défense et l’assaut. Dans la première situation, d’un point fixe, vous devez descendre le maximum de cibles qui apparaissent à l’écran, parfois immobiles, parfois en mouvement, seules ou en groupe. Attention cependant, certaines d’entre elles donne des malus, et plus le niveau augmente plus le challenge se complique en terme de vitesse et d’informations à l’écran. D’une partie à l’autre, la chronologie des évènements est la même, vous pouvez donc apprendre par cœur les enchaînements pour devenir le roi de l’arbalète. Dans les épreuves de défense, vous êtes attaqués par des hordes d’ennemis qui apparaissent autour de vous. Un radar vous permet de les localiser, et ils peuvent être au niveau du sol aussi bien que dans les airs. Quant à l’assaut, vous évoluez dans un niveau avec pour mission de trucider un nombre défini d’ennemis, plus ou moins bien cachés. Toutes les épreuves se déroulent dans un temps limité et repose sur la chaîne de tirs réussis.
Mieux vaut moins descendre mais enchaîner les coups bien placés pour voir le score s’envoler. Vos performances sont sanctionnées par une médaille qui va du bronze au platine, sachant que le bronze est un minimum pour débloquer les niveaux supérieurs.
Tu pointes et tu tires

Le Wii Zapper peut être calibré, ce qui n’empêche pas un petit temps de latence de la cible. Surprenant au départ, celui-ci se négocie finalement assez bien. Le déplacement de Link est géré par le stick analogique du Nunchuk, la vision, elle, est contrôlée uniquement par la visée. Autrement dit, pour déplacer votre regard, vous devez approcher la cible des extrémités de l’écran. Peu ergonomique, une fois encore, un temps d’adaptation est indispensable. Ajoutez à cela un zoom bien pratique et vous voilà paré pour rivaliser avec Guillaume Tell en personne. Le jeu n’est pas innovant, mais remplit parfaitement son rôle en proposant un bon divertissement que l’on ressortira de temps à autre pour se faire plaisir pendant quelques dizaines de minutes.

Test réalisé par un Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux Guillaume Tell en herbe qui sont âgés de plus de 12 ans
- A tous les chasseurs, les bons comme les mauvais, du Bouchonnois ou d’ailleurs…
- Aux fans des accessoires en plastique qui donnent un peu de piment aux jeux


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