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Les Looney Tunes passent à l’action

Les Looney Tunes passent à l’action

On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Les Looney Tunes nous en font la preuve par trois avec l’arrivée d’une version GBA qui peine à convaincre face à ses consoeurs parues sur GameCube et PlayStation 2.
On le savait bien avant que Bugs et Daffy ne passent récemment à l’action sur GC et PS2. Dès qu’il s’agit d’adapter leurs péripéties en jeux vidéo, les Looney Tunes, à l’instar de tous leurs p’tits camarades sous licence, sont capables du meilleur comme du pire. Leur dernière aventure en date, inspirée du long-métrage de Joe Dante, s’en était jusqu’ici tirée avec les honneurs sur console de salon, mais en ce qui concerne la version portable, c’est une toute autre histoire.

A la poursuite du diamant bleu

L’action tourne toujours autour du Diamant du Singe Bleu, ce mystérieux caillou que Bugs et Daffy doivent s’approprier avant que le diabolique président d’ACME ne l’utilise pour changer l’humanité en chimpanzés. Au menu de cette version GBA, 4 univers (Las Vegas, la zone 52, Le Louvre, la jungle) divisés en 3 niveaux. Chaque monde répond à un schéma implacable : un niveau de plate-forme avec une douzaine de singes à capturer, une confrontation avec un boss, et une course. Des niveaux de plate-forme originaux auraient sans doute permis d’échapper à la routine. Hélas, quelque soit le décor, on est voué à répéter éternellement les mêmes actions : enclencher des interrupteurs, bouger des caisses,
switcher entre Bugs et Daffy selon que l’on se trouve devant un terrier ou une étendue d’eau, et récupérer options et gadgets (dont l’utilité ne varie guère) auprès de ses collègues toons ou dans les poubelles ACME. Et ce ne sont pas les stages bonus proposant de pousser des bombes hors d’un terre-plein ni les courses qui risquent de varier les plaisirs.
Le véritable ennemi des toons

Mais le pire ennemi d’un jeu de plate-forme, ce sont les problèmes de jouabilité. Et de ce point de vue là, il y a également beaucoup à redire. Tout d’abord, les développeurs ont opté pour une vue en 3D isométrique là où un scrolling aurait été sans doute plus approprié, ne serait-ce que pour mieux évaluer les sauts. Ajoutez à cela des bugs occasionnels, des ralentissements qui font que nos héros traînent régulièrement la patte, des possibilités de sauvegarde trop espacées, des vies en nombre trop restreint… Et à moins d’avoir la patience d’un maître zen, la console risque, à un moment ou à un autre, de gicler à travers la pièce. Seul aspect positif de cette version portable :
son graphisme coloré et aussi détaillé au niveau des décors que des nombreux personnages de la Warner (Pépé le putois, Titi, Charly le coq, Sam le pirate, Marvin le martien, Elmer, Taz, etc.) côtoyés au fil de l’aventure. Malheureusement le soft cumule trop d’imperfections pour que cela suffise à rattraper l’ensemble.
Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans des toons qui sauront se dépatouiller des lacunes de réalisation
- Aux joueurs patients et persévérants


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