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Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire d'après Lemony Snicket

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire d'après Lemony Snicket

JK Rowling aime Harry, son ami qui lui veut du bien, tout comme Lemony Snicket aime Baudelaire, les orphelins atypiques sans parenté avec le nôtre, l’écrivain. Mais le jeu dans tout ça ?
Le nom le plus long du jeu vidéo des fêtes de fin d’année est l’adaptation du film du même nom, lui-même tiré d’une série de 3 bouquins d’un certain Lemony Snicket. Vous me suivez ? L’univers imaginé par l’auteur est très sombre, et chaque éclaircie annonce un événement encore plus dramatique que le précédent. Pour résumer, il repose sur le postulat suivant : le pire est toujours à venir. Comme pour la majorité des exploitations de licence, on reprend la trame exacte de l’histoire originelle, et hop on a scénario tout chaud.
Ici, vous dirigez 3 orphelins salement malmenés par la vie. Ils perdent leurs parents dans une mort tragique et mystérieuse et découvrent leur oncle Olaf, obscure comédien, qui semble plus intéressé par leur colossal héritage que par leur avenir.

Si à deux on est plus fort, imaginez à trois !

Le jeu est basé sur la complémentarité des talents des 3 orphelins. Violette, la plus âgée, crée toutes sortes d’inventions pour son frère et elle-même : un canon à fruits pourris, des chaussures à hélices et bien d’autres mécanismes.
Klaus, un peu plus jeune que sa sœur, est le puits de science. Il a lu beaucoup de livres et son immense culture lui permet de trouver les solutions aux énigmes les plus tordues. Ces deux personnages proposent à peu près le même gameplay : des courses contre la montre, des passages de plates-formes et du shoot.
Le garçon réalise souvent des épreuves plus physiques et la demoiselle les passages orienté mini-jeux où l’on reproduit, par exemple, les séries de touches à l’écran. Quant à Prunille, bien qu’encore un bébé, elle se déplace et utilise sa petite taille à merveille. Elle est dotée d’une mâchoire qui n’a rien à envier à celle d’un pitbull, et son mordant débloque bien des situations. Ses phases de jeu sont exclusivement plates-formes à l’image des premiers Crash Bandicoot, durant lesquelles il faut enchaîner dans le bon timing des séries de sauts ou d’attaques.

Un crayonné de toute "bôtey"

La série des orphelins Baudelaire a une réelle identité, proche de l’univers de Tim Burton, et le jeu la retranscrit bien. Les dialogues sont efficaces, mais ce sont les transitions assurées par un conteur à l’humour noir et cinglant qui installent le plus fidèlement l’ambiance.

Il nous raconte l’histoire avec de très nombreuses cinématiques en noir et blanc dans lesquelles on peut découvrir les pages d’un livre se dessiner au crayon. La réalisation est tout à fait honnête, les décors alternent les espaces confinés ou luxuriants, le graphisme est sobre et s’il ne provoque pas l’admiration, il ne choque pas non plus.
Les attitudes des personnages ne sont pas très diversifiées mais leurs animations tiennent bien la route. La finition technique n’est malheureusement pas au rendez-vous, la précision est approximative dans les tirs ou les sauts, et les armes de vos personnages peuvent, par exemple, disparaître en partie si vous vous collez à un mur.
A ne pas mettre entre toutes les mains

Tout ceci n’est pas très grave, car la difficulté du jeu ne nécessite pas de faire preuve de grandes capacités. De plus, la diversité des épreuves et les changements d’ambiance de la narration évitent la sensation de répétition. Les joueurs habitués au genre plate-forme ne mettront pas plus de 8 à 10 heures pour arriver au bout et débloquer l’ensemble des bonus. Ils passeront toute fois un bon moment.
Même si l’univers de Lemony Snicket est proprement terrifiant, le jeu est destiné aux jeunes voire très jeunes joueurs et aux plus inexpérimentés. Pas de panique pour les parents cependant, il est reconnu que se faire peur fait partie du développement psychologique de l’enfant. Les contes sont là pour les informer sur les épreuves à venir, et vous serez servis.

Test réalisé par Mathias Paul-loup Lavorel

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux jeunes joueurs mais aussi aux jeunes joueurs, sans oublier, bien sûr les jeunes joueurs.
- A ceux qui veulent terminer un jeu pas prise de tête en un week-end.
- Aux amoureux des contes de fées qui finissent pas très bien, et qui ne se passent pas bien non plus... Et je pèse mes mots.


Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
- Shrek 2