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Les Dents de la Mer

Les Dents de la Mer

L’ère des gentils dauphins est révolue. Le redoutable prédateur des grands fonds, le requin blanc, devient le héros de la cause anti-béton. Sa mission : semer la terreur parmi les plantigrades.
Que tous ceux qui ont versé quelques larmes aux dénouements tragiques de chaque épisode des Dents de la Mer se réjouissent. Vous allez pouvoir bouffer des humains à la pelle. Vous l’aurez compris, le jeu vous immerge dans la peau d’un squale décidé à foutre le boxon dans la paisible ville d’Amity Island dont le maire projette de bétonner les côtes. Trente ans après son ancêtre qui bouffait du bipède pour rassasier sa faim, le requin se découvre une âme de Nicolas Hulot. Un scénario inédit, un contenu intéressant, mais pour quel résultat ?

De la chair humaine au petit déjeuner

Espèce particulièrement redoutée des baigneurs, des surfeurs et des plongeurs, le requin blanc a longtemps été considéré comme un animal nuisible. Diabolisé dans le film d’un jeune cinéaste inconnu à l’époque, Steven Spielberg, Les Dents de la Mer, le poisson aux dents aiguisées a effrayé toute une génération d’adolescents. La première mission est un rapide tutorial qui se déroule en pleine mer afin d’apprivoiser la bête et ses mouvements.
La seconde consiste à s’échapper d’un parc aquatique pour retrouver le Grand bleu. Après un combat avec Orque, les choses sérieuses commencent. Dès lors, les missions consistent à tout défoncer, à bouffer du baigneur à gogo et, accessoirement, un peu de poiscaille en guise d’apéritif.
Bouffer Willye

Sur le fond, le gameplay est assez simple. Errer dans la mer, se nourrir et culbuter quelques bateaux ou détruire des pontons ici ou là. Cependant, tout n’est pas rose. En effet, Jaws (titre en anglais) connaît de gros soucis de jouabilité. Un constat que le joueur apprend à ses dépend dès les premières minutes de jeu. En effet, si le requin se manipule assez bien, ses gestes sont imprécis. La faute à une caméra qui ne se positionne pas toujours judicieusement. Heureusement, pour se repérer dans cette vaste étendue d’eau qu’est l’océan, un radar situé en bas de l’écran joue le rôle de boussole. A partir de celui-ci, le joueur détecte les objets et la direction à prendre pour atteindre les objectifs donnés. Notez que lors de son périple, le gros poisson peut améliorer ses compétences (précision des coups, puissance, vitesse, la gestion de sa faim et sa résistance aux coups) de deux manières : en infligeant un maximum de dégâts et en ramassant les objets (pneus, plaques d’immatriculation) qui jonchent les niveaux.

On touche le fond

Les points gagnés permettent non seulement d’accroître les facultés du requin mais également de débloquer quelques coups spéciaux : l’attaque en tire-bouchon, la bombe pour sortir de l’eau et toucher une cible en hauteur, etc.
En complément, le requin peut infliger des morsures aux baigneurs, des coups de queue pour détruire les cages où se planquent des plongeurs agressifs, mettre le turbo pour mettre un grand coup de museau dans les coques de bateaux pour les couler, voire emmener sa proie dans les profondeurs.
Mais, le requin peut mourir de faim ou des attaques répétées d’ennemis (piranhas, orques, l’homme). Au joueur de veiller à cet aspect sous peine de Game Over. Enfin, pour justifier sa référence au film éponyme, le titre propose des bonus à débloquer : images et scènes du film et une encyclopédie sommaire sur les poissons. En somme, la pêche est plutôt bonne mais pèche par de nombreuses lacunes.

Test réalisé par Richard Roger le Merlu.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans des films
- A un public majeur
- A ceux qui détestent les dauphins


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