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Les Chevaliers de Baphomet : Les Gardiens du Temple de Salomon

Les Chevaliers de Baphomet : Les Gardiens du Temple de Salomon

Le quatrième volet de la série remet George Stobbart en piste, aventurier malgré lui. Une nouvelle quête dans laquelle l’éternel rêveur est accompagné d’une somptueuse blonde à qui il promet son aide. Ah ! Les femmes…
Après avoir vaincu des dragons, des divinités mayas et être devenu un chevalier d’un ordre sacré oublié, George Stobbart souhaitait tourner la page de ces mésaventures. De retour à la vie normale, le simple employé de bureau ne soupçonnait pas dans quel pétrin il allait être de nouveau embarqué. Celui qui menait une existence paisible se retrouve poursuivi par une bande de malfrats. La cause ? Une belle et mystérieuse femme qui surgit dans son bureau implorant son aide.

Oh ! La belle blonde

Petit point sur le scénario. Anna-Maria implore l’aide de George invoquant le fait qu’elle détient un manuscrit extrêmement précieux pour celui qui saura en déchiffrer le contenu. George, ne pouvant résister au charme de la blonde, accepte ! Ce jeu d’aventure mêle donc réflexion et plateforme.
Exemple des premières minutes de jeu : piégés dans un bureau, un club de golf suffit à faire céder la porte de derrière. Une fois dans le débarras, George doit bouger une caisse afin de grimper à l’étage supérieur. Puis, il doit réutiliser le club de golf pour bloquer la porte d’un ascenseur, et enfin demander de l’aide à Anna-Maria pour déplacer un ventilateur et s’enfuir…
Un vrai point’n click

Question jouabilité, le jeu renoue avec les bases du point’n click (ndr : pointer et cliquer). Une simplification qui procure un sentiment d’aisance dans les déplacements du personnage, enfin, pas toujours. En effet, un réglage approximatif de la caméra suscite quelques moments d’atermoiement pour ne pas dire d’énervement. Évoluer dans certains environnements requiert parfois des nerfs à toutes épreuves. Mais, en général, George est très gentil et exécute tous les ordres sans broncher. Anna-Maria a une place importante dans le jeu puisqu’elle seconde George dans de nombreuses circonstances comme pour déplacer des objets encombrants ou autres.

Passage à la 3D

L’interface, planquée en haut de l’écran à la manière d’une barre des tâches, apparaît dès que la souris titille cet espace. Du coup, l’écran de jeu est épuré de tout élément parasite et procure au joueur une immersion totale dans l’aventure. L’occasion d’apprécier l’abandon de la 2D pour une 3D, hélas, pas toujours convaincante (mais le choix méritait d’être salué). En effet, cette transition s’est faite plutôt dans la douleur. Explications. La qualité des textures est très moyenne, le niveau de détail des environnements est perfectible, les couleurs sont ternes, les niveaux sont particulièrement vides et peu animés, enfin, la modélisation des personnages aurait mérité davantage de précision.
Une remarque similaire pour l’animation de ces derniers, George et Anna-Maria se comportant comme des robots. Certes, pour franchir certains obstacles, George s’agrippe aux poutres, fait de l’escalade, longe le rebord d’une fenêtre, mais ses déplacements manquent cruellement de naturel.
Un poil déçu quand même

Au final, Les Gardiens du Temple de Salomon procure tout de même de bons moments de détente notamment grâce aux divers pays traversés. On aurait aimé un peu plus de fantaisie, des énigmes un poil plus corsées, des décors plus fouillés, des animations mieux travaillées, bref, une foule d’éléments qui auraient contribué à élever le niveau du titre. Heureusement, le gameplay est sauf de toute remarque question fluidité, le nouveau moteur 3D graphique Emmersion remplit sa mission allègrement. Un titre à conseiller donc, à tous ceux qui veulent voir du pays.

Test réalisé par Richard Roger.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux jeunes comme aux moins jeunes
- Aux fans de la série
- Aux amateurs de point’n click
- Aux aventuriers


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