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Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

Ce troisième épisode des Chevaliers de Baphomet confirme le retour en force des jeux d’aventures sur le devant de la scène. Les neurones plutôt que la gonflette, ça change !
La saga des Chevaliers de Baphomet ne peut que rappeler d’excellents souvenirs aux amateurs de jeux d’aventure. Qualité des intrigues, humour, réalisation irréprochable , les deux premiers épisodes sont aujourd’hui encore des références malgré leur âge avancé. Ce troisième volet se devait donc d’être à la hauteur. Le Congo, Paris, Glastonbury, Prague… Malgré les apparences, le voyage qui vous attend n’a rien d’une aimable balade. Le décryptage du mystérieux manuscrit de Voynich (ndr : qui existe réellement mais qui reste à ce jour indéchiffrable, voir sur le net) sert de point de départ à une histoire épique.

Nico et Georges se mettent au goût du jour

La 2D ayant fait son temps, Nico et Georges ajoutent un soupçon de 3D à leurs aventures. La position de la caméra est ici fixée par le jeu tandis que les personnages évoluent à la façon de Resident Evil dans des décors en 3D temps réel – c’est là l’originalité – et non en précalculé. L’avantage de cette technique, c’est bien sûr la possibilité d’afficher des décors très fins mais au prix de cadrages pas toujours très pratiques. Pour la prise en main, c’est la carte de la simplicité qui a été jouée. Plus besoin de fouiller méthodiquement votre environnement : chaque objet avec lequel vous pourrez interagir se signale par une petite étoile dès que vous passez à proximité. Les énigmes à résoudre sont elles accessibles à tous et, malgré quelques clichés (dont l’incontournable "journal sous la porte pour récupérer une clef coincée dans la serrure en la poussant avec un crayon") et la présence récurrente de puzzles à base de caisses à tirer, l’aventure est globalement bien ficelée et assez longue pour compenser ses quelques défauts mineurs. N’allez pas pour autant en conclure que le jeu est trop facile ,
quelques passages nécessiteront tout de même un peu de réflexion mais rien d’insurmontable n’est à signaler. On regrette cependant la présence de séquences de plates-formes parfaitement creuses voire - oserais-je le dire ? – carrément lourdingues. Au final donc, un gameplay plutôt classique. La fameuse "immersion totale" a semble-t-il été oubliée en route.
Y’a-t-il quelqu’un qui parle normalement ici ?

La version française nous a quelque peu surpris. Premièrement, beaucoup trop de personnages parlent avec un fort accent – british, russe, australien, etc. – ce qui à la longue finit par faire plus artificiel qu’autre chose. Lorsqu’ils sont bien employés, ils donnent certes du relief à certains dialogues mais trop, c’est trop , d’autant qu’il arrive qu’ils soient légèrement surjouées ici ou là. Autre sujet d’étonnement, les deux héros commentent leurs actions au passé ("La porte était fermée", "la cale semblait instable", etc.) , une technique employée dans 90% des romans mais dont l’utilisation dans un jeu est déjà plus inattendue. On se fait à tout, bien sûr, mais on s’interroge sur les raisons d’un tel choix alors que le présent ("la cale semble instable", "La porte est fermée", etc.) semble autrement plus naturel.

Laissez-vous convaincre…

Malgré quelques défauts mineurs, cet épisode trouvera aisément sa place dans la ludothèque de ceux qui préfèrent la réflexion à l’action.
Les habitués auront droit à leur lot de clin d’oeil mais que les débutants (sur lesquels ce titre lorgne sérieusement) se rassurent : aucune connaissance préalable n’est nécessaire pour apprécier pleinement les joies de ce chapitre. Et les bons jeux d’aventures sont suffisamment rares pour que les amateurs puissent se permettre de passer à côté de ce "Baphomet nouveau".
Test réalisé par Guillaume Pan’.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux débutants.
- Aux habitués de la série et à ceux qui veulent la découvrir.


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