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Left 4 Dead 2

Left 4 Dead 2

Bienvenue dans la Nouvelle Orléans : son centre ville moderne, ses galeries marchandes animées, ses joyeux parcs d’attractions, ses bayous pittoresques et… ses milliers de zombies affamés.
Plutôt connu pour prendre son temps et soutenir ses productions sur le long terme, Valve a provoqué l’ire d’une partie de sa communauté en annonçant un L4D2 à peine douze mois après le premier. Crainte de l’exploitation facile, spectre de l’extension bâclée, peur de voir la communauté se diviser… Le jeu n’est pas encore sorti qu’il doit déjà affronter un mur de critiques. Il était temps de juger sur pièces.

Zombies des villes, zombies des champs

Or il faut bien reconnaître que malgré une période de gestation relativement courte, les développeurs n’ont pas ménagé leurs efforts.Bien sûr, les quatre nouveaux survivants ne supplantent pas Zoey, Francis, Louis ou Bill dans le cœur des fans, mais ils possèdent des personnalités suffisamment affirmées et caricaturales pour être vraiment attachants. Le choix de la Louisiane comme terrain de jeu permet aussi d’offrir un changement radical d’atmosphère. Les architectures urbaines possèdent un style distinct, le bayou offre évidemment des conditions bien particulières avec ses marais boueux ou ses passerelles sur pilotis et l’on visite quelques lieux "classiques" (parc d’attractions, maison coloniale, fabrique de sucre) propices à de sympathiques délires. L’intégration de passages diurnes ou d’averses contraste agréablement avec l’ambiance uniformément nocturne du premier opus, sans pour autant se montrer plus rassurante.

Le choix des armes

Il faut dire que les hordes zombies semblent encore plus nombreuses et surgissent vraiment de partout. Bien sûr, le jeu accueille quelques infectés spéciaux inédits sur lesquels nous reviendrons, mais aussi des variantes des zombies classiques, propres à chaque niveau. Le clown, dont les hurlements attirent ses congénères, le dégénéré des marais qui vous crache au visage pour altérer votre vision, le flic équipé de son gilet pare-balles… Bref, tout ce qu’il faut pour vous compliquer la tâche. En compensation, vous disposez d’un arsenal largement étoffé. Aux modèles connus s’ajoutent le Desert Eagle, le fusil de précision semi-automatique, l’AK-47, le lance-grenades, les fioles de bile de Boomer, le défibrillateur, l’injection de morphine, les balles explosives ou incendiaires, sans oublier toute une batterie d’armes blanches (poêle, katana, hache, tronçonneuse…) terriblement efficaces. Seul "problème", l’inventaire se limite toujours à quatre emplacements, imposant des choix mûrement réfléchis, surtout aux niveaux de difficulté élevés. Notons d’ailleurs l’apparition d’un mode Réaliste, intransigeant avec les tirs alliés et nécessite des headshot pour éliminer les zombies.

We are together

Mais les deux plus gros changements de L4D2 demeurent invisibles. Le premier tient à l’amélioration du Directeur, l’intelligence artificielle gérant la horde, qui.se montre beaucoup plus vicieux et capable de modifier l’agencement de certains niveaux. Le second concerne le rythme. Le premier opus reposait sur une progression par à-coups, les survivants courant d’une position "défendable"(voire inexpugnable comme le placard près de l’ascenseur de l’hôpital) à l’autre, jusqu’aux fameux Last Stand. Ce n’est plus le cas, du moins, pas seulement. Déjà, à cause du Spitter, un infecté qui crache une flaque d’acide dans laquelle il ne fait pas bon patauger. Ensuite car les niveaux sont globalement plus ouverts, plus labyrinthiques. Enfin, parce que les évènements alertant la horde nécessitent souvent de remonter un véritable flot de zombies jusqu’à un interrupteur qui stoppe l’alerte. Parfois, il faut aussi récupérer des bidons d’essence disséminés dans une vaste zone pour alimenter un engin (ce qui engendre d’ailleurs un nouveau mode de jeu à part entière).

Dans tous les cas, le groupe doit apprendre à conserver sa cohésion en mouvement, d’autant que les deux autres nouveaux spéciaux (le Charger et le Jockey) possèdent des aptitudes spécifiquement pensées pour isoler les joueurs. En profondeur, tous ces ajouts contribuent à offrir de nouvelles situations, de nouvelles tactiques et donc une nouvelle expérience. Mais en surface, cet opus ne dispose plus de l’effet de surprise, la réalisation accuse un peu son âge et les sensations demeurent un peu trop familières. Du coup, L4D2 oscille entre le statut de suite un peu prématurée et d’add-on génial.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans de zombies en tout genre

- Left 4 Dead
- Le mode Nazis Zombis de Call of Duty : World at War