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Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l'anneau

Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l'anneau

Un roman magistral, un film scotchant, un univers débordant d'inventivité et de poésie...Avec tout ça, l'adaptation jeu vidéo semblait inévitable.... ou pas.

Le roman, tout le roman, rien que le roman. L'équipe de Black Label a dû se faire marquer à la culotte par les exécuteurs testamentaires de Tolkien pour faire rentrer sur le CD-Rom du "Seigneur des Anneaux - La communauté de l'Anneau" les plus petites péripéties de Frondon, Aragorn et Gandalf. Au moindre écart, la juteuse licence risquait sans doute de sauter ! Du coup, on aura rarement vu une telle fidélité d'adaptation dans un jeu vidéo. Même les adresses des Hobbits au village de Hobbitbourg restent conformes à celles du roman ! On retrouve également les missions du livre : échapper aux Cavaliers Noirs avec Frondon, protéger les hobbits des orcs et des trolls avec Aragorn ou défaire un Balrog avec Gandalf.

Pas drôle et pas de rôle

Avec un tel respect de l'oeuvre de Tolkien, on serait en droit de s'attendre à du pur jeu de rôle... Rappelons que l'univers du Seigneur des Anneaux est à l'origine du genre.
Et pourtant, on se retrouve bien loin d'un Morrowind ici et l'amateur de JdR reste sur sa faim. Il manque cruellement quelques éléments de RPG : caractéristiques à améliorer, plusieurs moyens de réussir une quête, inventaire à gérer. Un comble !
Comment on dit "linéaire" en elfe ?

Le joueur se retrouve face à une aventure mêlée d'action... avec une liberté de mouvement très limitée. Impossible de franchir une colline si ce n'est pas prévu, de rentrer dans une maison ou de choisir un dialogue avec les personnages non joueur (les fameux PNJ). Une seule réplique par tête et puis c'est tout. L'action se limite donc, à 90 % du temps, à tuer des monstres avec une vue à la troisième personne. Soit on clique comme un dément pour hacher menu les pénibles soit on choisit parmi le vaste (!) catalogue de quatre sorts de Gandalf pour vaporiser les hostilités... Il n'y a pas de quoi pavoiser. Le combat terminé nous mène à une des (trop) nombreuses cinématiques. Au lieu de ponctuer l'action, elle la hache menue. A certains passages (le conseil elfe ou chez Galadriel par exemple), on s'enfile à la suite trois vidéos sans pouvoir rien faire. Comme elles s'avèrent aussi nerveuses qu'un gobelin mort, on les regarde une fois.
Pas deux. C'est sans doute pour allonger artificiellement une durée de vie scandaleusement basse. L'aventure peut s'expédier en une dizaine d'heures si on possède un sens de l'orientation de scout aguerri ce qui évite de se paumer dans les niveaux labyrinthiques du type forêt ou Lorien.
Un graphisme déjà dépassé

Côté graphisme, Black Label ne se foule pas non plus. Les décors n'impressionnent guère, les petits raffinements graphiques du type reflets dans l'eau, météo changeante ou flare lens sont aux abonnés absents. Du coup, c'est fluide en 800x600 sur un modeste Duron 750 mais notre belle carte geForce 4 Ti se tourne les pouces. Heureusement, la modélisation des personnages et leur animation sont réussies et la prise en main est immédiate. Cela rattrape un bilan bien mitigé. Le seigneur de Anneaux pourra plaire aux fanatiques inconditionnels du maître Tolkien ou aux plus jeunes, compte tenu de la facilité du jeu. Les vrais amateurs d'Heroic Fantasy devraient se rabattre sur les vrais jeux de rôle disponibles.

Test réalisé par Antoine Besse

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Ceux qui collectionnent les objets Seigneur des Anneaux.
- Aux plus jeunes qui aiment les jeux faciles.


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