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Le Roi Arthur

Le Roi Arthur

Quand la légende arthurienne revue par le cinéma donne un film très moyen et qu’une adaptation vidéo ludique suit derrière, on attend de voir le résultat. Les aventures d’Arthur dans le titre de Konami vous proposent de massacrer des ennemis à la pelle. Un beat’em all au manque cruel de saveur.
En signant Le Roi Arthur, Konami suit la trame du film du même nom. Les puristes de la légende en seront pour leurs frais. On y suit l’histoire du guerrier Arthur et de ses frères d’armes Sarmates, peuple vaincu par Rome deux siècles avant et condamné de père en fils à servir les légions en Bretagne (comprendre Angleterre). Les forces romaines amorcent leur retrait ce cette province où la rébellion n’est point conduite par Luke Skywalker, mais par un autre adepte de la Force : Merlin. Moi aussi je joue avec l’Histoire si je veux. Bastons successives contre des vagues d’ennemis, voici ce que vous propose Le Roi Arthur. Dans votre quête de vérité, tout se règle à coups d’épée dans les gencives.

Humour involontaire

Clairement, nous n’avons pris qu’un maigre plaisir à jouer les aventures d’Arthur et de ses compagnons. Au départ de chaque mission, à vous de choisir le guerrier que vous contrôlerez. Le second sera dirigé par la machine ou par un autre joueur. Et c’est parti pour taper des ennemis bien trop semblables et guère intelligents. Ignorant royalement les personnages alliés contrôlés par la machine (d’une inutilité totale), ils se feront un malin plaisir de vous tomber à 15 dessus jusqu’à vous bloquer dans un coin du décor.
A tous les niveaux on y a droit. Seule parade de la machine pour trouver un moyen peu louable de vous tuer. Ces combats, à la maniabilité pas toujours au top, se distinguent par des voix peu convaincantes et des cris qui se veulent sauvages mais poussent à l’hilarité. "Beuaaaaaahhhh !" Mon Dieu, j’ai peur !
Customisation

A l’instar d’un Les Deux Tours ou du Retour du Roi, dont le jeu s’inspire clairement mais avec moins de panache, la démolition d’ennemis s’accompagne d’un gain de points d’expérience qui permet en fin de niveau de booster les paramètres de nos guerriers. On y débloque ainsi des combos dont on constatera que l’utilité n’est pas toujours évidente par rapport aux attaques normales. Ces modifications affectent tous les personnages, ce qui limite nettement les différences potentielles entre eux. La progression sera ponctuée en fin de niveau de l’inévitable rencontre avec un boss. Chacun a son point faible à exploiter.

Bilan mitigé

Techniquement relativement correct, le jeu ne se démarque cependant pas par son style, offrant un univers assez terne. Mais le gros point faible est surtout la gestion des combats dans lesquels on utilise en pratique une quantité limitée de commandes pour progresser. L’arc sera l’arme la plus mortelle du jeu et, au contact, vous chercherez à ne pas vous laisser encercler par les nuées régulières de vilains à dessouder qu’on vous expédie.
Une fois mort, vous aurez le plaisir de reprendre votre progression depuis le début du niveau, ce que vous apprécierez lorsque ces derniers se font de plus en plus longs…Le Roi Arthur propose en somme un beat’em all qui n’est pas raté mais juste sans saveur.
C’est bien dommage, on passe trop facilement à autre chose.

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui aiment taper
- Aux joueurs tolérants
- Pas à moi

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Les Deux Tours
- Retour du Roi