Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

L’Incroyable Hulk

L’Incroyable Hulk

Après deux incursions tout à fait honnêtes sur la précédente génération de consoles, voilà que notre ami Hulk vient frapper à la porte des machines nouvelle génération à l’occasion de la sortie de ses nouvelles aventures sur grand écran. Le résultat a de quoi le rendre vert de rage…
Sur grand écran, la saison estivale est généralement occupée par les blockbusters venus du pays de l’oncle Sam. Les adaptations en jeux vidéo sont là pour prolonger le bonheur des fans une fois les longs métrages sortis des salles obscures et le prochain film mettant en scène notre super héros vert préféré ne fait pas exception à cette règle. Malheureusement, même les aficionados de la première heure risquent d’être verts en voyant la pâle copie rendue par Sega avec cette énième bâclée…

Bruce, je te sers un vert ?

En terme de gameplay, L’Incroyable Hulk nous donne l’occasion d’arpenter les rues de Manhattan en toute liberté. Si le concept est séduisant, on se rend compte très vite que les immeubles se ressemblent comme deux gouttes d’eau, et la simplicité extrême des textures (à l’exception de la modélisation de Hulk qui est un peu plus réussie que le reste) fait immédiatement penser à un titre qui pourrait tourner sur Playstation 2. La jouabilité fait d’ailleurs également beaucoup penser à celle de l’opus Ultimate Destruction sorti en 2005 sur cette dernière : ça sent le recyclage à plein nez. Le joueur peut transformer n’importe quel objet environnant (ou presque) en une arme de destruction massive qui fera hurler les passants, ou utiliser sa jauge de rage "Hulkienne" pour déclencher des coups spéciaux dévastateurs.
Fun sur l’instant, L’Incroyable Hulk se montre très limité en terme de mouvements, et vite répétitif quant au nombre de possibilités offertes pour éliminer les hordes de "vilains méchants pas beaux" qui vous arrivent dans les pattes.
Vert-icalité ?

L’un des rares points positifs du gameplay est la gestion de la verticalité, avec la possibilité de réaliser des sauts assez vertigineux ou d’escalader les parois à mains nues. Un petit plus tout de suite balayé par un gros moins : les sauts manquent diaboliquement de précision et il n’est pas rare de rater sa cible alors qu’Hulk semblait pourtant parti pour atterrir là où on le souhaitait. Imaginez-vous en plein milieu d’une mission chronométrée dans laquelle vous devez vous rendre à l’autre bout de New York et que vous ayez droit à un Game Over mal venu à cause d’un saut anodin où d’une gestion de caméra complètement ratée qui vous fait perdre un temps incalculable… Plutôt frustrant, n’est-ce pas ?
Une situation que vous rencontrerez plus d’une fois dans cet Incroyable Hulk, qui est surtout incroyablement truffé de bugs d’affichage en tous genres, et de chutes de framerate incompréhensibles au vu de la pauvreté des décors affichés à l’écran.
Incroyable mais pourtant vrai…

Comme si tout cela ne suffisait pas, L’Incroyable Hulk a une durée de vie très réduite qui finit de nous convaincre qu’il s’agit bel et bien d’une énième adaptation réalisée par-dessus la jambe, dont le développement semble avoir été fait il y a 7 ou 8 ans sur PS2 puis transposé au pixel près sur nouvelle génération de console. Le géant vert avait eu le droit à un bien meilleur traitement lors de ses apparitions précédentes sur consoles, et vendu au prix de 60 euros, on ne saurait trop vous conseiller de garder votre argent pour l’une des nombreuses bombes vidéo-ludiques qui sont sorties ces dernières semaines. Les fans de la BD ont de quoi être verts de rage…

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 16 ans et plus
- A ceux qui aiment devenir vert de rage


Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Iron Man
- L’Incroyable Hulk : Ultimate Destruction sur ancienne génération de consoles.