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Knockout Kings 2001

Knockout Kings 2001

En 32 bits, KO Kings gagnait par forfait. Seul jeu de boxe anglaise à pouvoir revendiquer l'appellation de simulation. Electronic Arts a-t-il su négocier l'embrayage en 128 bits ?
Parler auparavant de boxe anglaise revenait à répéter inlassablement "KO Kings". L'édition 2000 du jeu avait enfin fait du noble art une réalité sur PlayStation. Voyons donc de quelle réalité et vertu cette mouture 2001 peut arguer, en faveur de la simulation puriste contre la stimulation pure d'un Tekken, un Bloody Roar ou un Dead or Alive 2.

Frappe chirurgicale

Clairement et définitivement, ceux qui ne jurent que par la baston pure, et qui se cognent de connaître la nuance entre un jab, un cross ou un uppercut peuvent d'emblée aller raccrocher les gants au vestiaire. KOK est la simulation de châtaignes la plus fine, sensée et acérée qui soit. Seules deux entorses à la boxe anglaise ont été concédées.
Primo, les combattants entrent sur le ring comme des catcheurs, en oubliant leurs gants comme leur escorte ou leur peignoir.Secundo, un mode puncheur présente une rixe plutôt expéditive et arcade. Deux entorses sans conséquence, très loin de faire boiter un jeu ultra pointu, auquel on se pique presto sans trop y croire.
Oubliez la première impression, c'était pas la bonne

Vaut mieux en effet. Les effets de manches, KO Kings connaît pas. Le soft, trop soft de prime abord, ne mettra personne KO au premier round. Une expertise brutale aura même tôt fait de juger le pugilat lambin, lambda et mollasson. Pas de feu d'artifice, de lumières pétaradantes ou de textures mirobolantes. La PlayStation 2 au tarif syndical. Aucun doute, ça ne paye pas de mine. Ca se paye même le luxe de parfois laisser traîner des collisions approximatives, pour ne pas dire radicalement fantaisistes , ainsi les gants fantômes trahissent la finition du jeu à l'emporte-pièce. Mais contre toute attente, KOK encaisse quasiment sans coup férir et sans broncher toutes ces tares de surface. Une petite demi-heure d'approfondissement suffit à faire éclater toute la valeur du jeu. Car Electronic Arts en l'espèce ne nous livre pas un puncheur mais un styliste.

8 boutons pour 2 bras

La manette Play se montre encore une fois à la hauteur. Rarement un jeu de sport aura si bien optimisé les commandes d'un pad. Pas un bouton qui ne soit diablement exploité, pas une action ou une combinaison qui ne vienne naturellement après une petite heure, autrement dit 2 ou 3 matches. Ceux-ci peuvent relever de 4 modes : carrière, exhibition, cogne et combats imaginaires. En cogne pure et simplette, toutes les catégories peuvent s'affronter sans restrictions , peu importe les règles, le poids ou la noblesse. Les 3 autres modes se font dans les règles de l'art :
coups bas et irrégularités prohibés mais néanmoins exécutables. Les boxeurs se divisent en moyen/ lourd/ léger ainsi qu'en libre/ classique/ cogneur (combos différents) et sont qualitativement définis à raison de leur puissance, vitesse, endurance, menton, récupération et sensibilité aux coupures.
En carrière et en entraînement, votre coach vous fera bosser ces aptitudes à travers tout l'éventail de vos frappes, enchaînements, esquives. La plupart des boxeurs ont une spécialité à faire valoir, Ali "pique comme l'abeille", Marciano poinçonne comme une enclume, et malgré une patte graphique peu inspirée et peu inspirante, l'attitude des boxeurs est assez savoureusement retranscrite. Belle simulation déjà, en attendant le véritable KO de 2002.

Test réalisé par Jean-Jacques Ali

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux puristes de la boxe british,
- Aux pro-simulation de sport,
- Aux ennemis jurés de la vulgarité d'un jeu de combat classique.

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