Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Killzone

Killzone

Vous aimez les massacres ? Killzone vous expédie sur les champs de bataille du futur, dans la lutte entre l’ISA et les Helghast. Un condensé d’action défoulant, tel un film hollywoodien dont on est le héros.
Un "Halo killer", ainsi avait été défini Killzone. Et pourtant, Guerrilla, le développeur que nous avons rencontré, se défend vigoureusement de vouloir empiéter sur le terrain du fameux FPS de Bungie. Et force est de constater que le jeu ne ressemble en rien à Halo. Maintenant que nous savons ce que Killzone n’est pas, attardons-nous sur ce qu’il est. Dans un futur non-défini, les Helghast, un peuple agressif visiblement inspiré de l’Allemagne des années 30, décident d’envahir leurs voisins de l’ISA. Avec l’un des 4 personnages du jeu, selon le niveau, vous vous retrouvez dans la lutte désespérée contre un envahisseur en sureffectif.

Du grand spectacle

Dès l’introduction, on comprend que l’action va décoiffer. Et les premiers combats confirment que Killzone porte bien son nom. Tirs d’artillerie, détonations lointaines, explosions de grenades, cris d’agonie. On se retrouve dans un carnage total avec des bruitages de folie qui feront croire à vos voisins que la guerre vient d’éclater. Le tout s’accompagne d’une bande-son qui jongle habilement entre le symphonique et des refrains plus "modernes". A ce titre, signalons qu’elle a été en partie enregistrée par les orchestres symphoniques de Moscou et de Prague.
Visuellement, je jeu est magnifique. Les détails regorgent dans cet univers que les développeurs disent avoir voulu réaliste. On nous a promis que le joueur serait immergé dans le monde de Killzone, et c’est le cas. Imaginez une superproduction dont vous êtes le héros.
Un arsenal meurtrier

Pour faire le ménage, une bonne vingtaine d’armes est au rendez-vous. Fusils d’assaut, lance-roquettes, mitrailleuses, fusils à pompe, etc. La totale. Plus cinq armes fixes à contrôler. Point de laser dans ce futur. Les armes s’inspirent de celles de notre époque. Les animations de rechargement sont très réalistes et on voit notre joueur serrer son fusil contre lui quand il court. Les fusillades s’accompagnent d’effets spéciaux soignés qui glacent le sang. Eliminer les vagues d’assaut ou progresser dans un complexe apporte sa dose d’adrénaline et de baffes visuelles. Avec seulement un reproche pour le fusil de "snipe" au système de visée qui rendra fou le joueur tant il est peu précis.

Mais point trop n’en faut

Seulement voilà, le jeu flirte trop près des limites de la PS2. On se retrouve du coup avec un frame rate qui peine parfois. Le soin du détail se fait également au détriment de la taille de l’univers. Le jeu est donc très linéaire, les développeurs ne s’en cachent d’ailleurs pas puisqu’ils nous ont dit avoir dû jouer avec les restrictions de la console. Ce qui fait que les ennemis arriveront toujours sur vous avec des techniques simples. Au pire, un groupe vous tirera dessus pour protéger l’avancée d’autres unités. L’IA est d’ailleurs inégale puisqu’elle sert parfois de canard assis tandis qu’à d’autres moments elle fera un carton. Vos équipiers (à qui vous ne pouvez pas donner d’ordre) serviront tout juste d’éléments d’appoint. L’IA tentera par contre de s’abriter d’une grenade si elle vous voit la lancer. A noter que le choix d’un des quatre héros n’influera que sur l’armement et certaines capacités, ce qui modifiera légèrement votre façon de progresser.

Multijoueur

Killzone propose aussi le jeu à deux en écran splitté (avec des bots plutôt réussis) et le jeu en ligne à 16 (sans bots).
Six modes vous sont proposés : deathmatch, team deathmatch, domination (chaque équipe lutte pour des points de contrôle), ravitaillement (s’emparer et ramener des conteneurs), assaut (une équipe attaque, l’autre défend ses deux objectifs) et défendre & détruire (chaque équipe tente de détruire les objectifs adverses). Du grand classique pour des heures de fusillade entre amis.
Au final, Killzone est un FPS impressionnant mais qui pèche par excès. La débauche d’effets visuels a un revers : linéarité, répétitivité de l’action, et quelques difficultés d’affichage (frame rate moyen et clipping). Il reste néanmoins un bon choix pour qui veut de l’action brute, avec 0% de réflexion.

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans du "je tire d’abord, je pose les questions ensuite"
- A ceux qui aiment les univers apocalyptiques
- A tous ceux qui aiment lâcher 10 tonnes de plomb à la minute


Vous aimerez si vous avez aimé :
- World War Zero : Ironstorm
- Return to Castle Wolfenstein : Operation Ressurection
- Medal of Honor : Soleil Levant