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Killzone Mercenary

Killzone Mercenary

Fidèle à son idée de transposer l’expérience d’une console de salon sur une portable, Sony poursuit sa politique de conversion de licences majeures. C’est au tour du FPS Killzone de jouer les ambassadeurs de choc.
A force d’incarner les courageux soldats de l’ISA opposés aux vilains Helgast, on en oublierait presque qu’un conflit est rarement manichéen. Pour le mercenaire Arran Danner, il n’y a ni blanc, ni noir, juste la couleur de l’argent qui l’amène à travailler pour les deux camps.

Elle a tout d’une grande

Fort de ce point de vue original, Mercenary revisite des évènements évoqués dans les autres titres de la série à travers 9 missions qui, au goût de certains, se boucleront sans doute un peu rapidement. Néanmoins, quantité et qualité sont deux choses différentes. Une distinction qui saute aux yeux dès la somptueuse scène d’ouverture de ce Killzone. Visuellement, le jeu est impressionnant, démontrant si besoin était la grande puissance de la petite Vita. De vastes environnements futuristes, des personnages détaillés magnifiquement animés, d’impressionnants effets de lumière et de réflexion. Même si l’on prend parfois le moteur en défaut, l’expérience se rapproche incontestablement de ce que l’on a vécu sur PS3, jusqu’à l’impression de ne pas mesurer plus d’un mètre soixante. Il faut dire que le gameplay ne souffre quasiment pas de la transition et l’on profite d’un FPS précis, parfaitement jouables aux sticks. Les surfaces tactiles sont mises à profit de façon naturelle pour pirater des terminaux, sélectionner des armes, activer des interrupteurs, se battre ou zoomer avec un fusil de sniper. Pour ne rien gâcher, l’intelligence artificielle donne du fil à retordre.Marchand de mort

Mieux encore, le jeu autorise différentes approches, de la plus violente à la plus discrète (avec les éliminations silencieuses de rigueur). Tout dépend de l’équipement que vous utilisez : armes avec ou sans silencieux, camouflage, drone, satellite de reconnaissance… Il y en a pour tous les gouts et pour toutes les bourses, enfin, surtout celles bien remplies (restez sérieux je vous prie). Car dans le jeu, tout coûte de l’argent, même les munitions que l’on ne trouve qu’en quantité limitée sur les cadavres ennemis, et les terminaux permettant d’accéder au marché noir jouent donc un rôle vital. Si l’idée est bonne sur le fond, elle a quelques inconvénients dans la pratique. Le fait de ne pouvoir changer d’armes qu’à des endroits bien spécifiques, sans forcément savoir ce qui nous attend dans la zone suivante, incite à rester plus ou moins sur un arsenal polyvalent. Par ailleurs, il faut bien admettre que malgré cette richesse, l’action de la campagne solo demeure très classique avec des architectures, des ennemis et des situations vraiment convenues.

Choisis ton camp camarade

Le multi quant à lui oppose deux équipes de 4 joueurs dans des modes familiers. D’un coté, c’est beau, défoulant, fluide, et la diversité de l’arsenal ressort réellement. De l’autre, l’architecture un peu étriquée des cartes rend certaines armes surpuissantes (le lance-grenade, au hasard) et l’on renait un peu trop souvent à portée de tir direct d’un adversaire. Frustrant. Mais il est tellement simple d’enchainer une partie de plus que le bilan reste là encore positif. Un opus qui séduira non seulement les fans de Killzone mais aussi les amateurs de FPS.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de Killzone.
- Aux amateurs de FPS.

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- Killzone 3 sur PS3.