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Killer is Dead

Killer is Dead

Goichi Suda et le studio Grasshopper proposent un nouveau jeu d'action barré, dont eux seuls ont le secret. Même si le titre n'est pas parfait, l'expérience visuelle reste, elle, mémorable.
L'histoire de Killer is Dead vous propulse dans un étrange futur où des créatures nommées Wires sèment le désordre sur Terre. Dans ce jeu d'action sanglant, vous incarnez Mondo Zappa. Cet assassin ultra classe travaille pour l'agence Bryan Execution. La petite entreprise accepte les contrats les plus loufoques qui soient : récupérer l'ouïe dérobée d'une musicienne, arrêter un train possédé, assassiner l'homme qui règne sur la face cachée de la Lune... L'aventure ne manquera pas de faire renouer le ténébreux héros avec son mystérieux passé, dans des passages d'introspection particulièrement planants.

Killer is back
À l'image de son personnage principal, Killer is Dead possède une élégance visuelle qui rend son univers absolument unique : à la fois sombre, onirique, dérangeant, mais aussi sexy. Après les délires 36ème degré de Shadows of the Damned et Lollipop Chainsaw, le créateur de jeux Goichi Suda propose ici un trip un peu moins comique et beaucoup plus mystique. Les connaisseurs reconnaîtront la filiation avec Killer7 et Blood+ One Night Kiss (import japonais seulement). Certes, tout est loin d'être parfait techniquement, surtout lorsque l'on regarde dans le détail, mais la claque esthétique est telle que l'on passe outre les quelques défauts.

Classe mais classique

Manette en main, le but est d'occire des hordes de Wires, dans la plus pure tradition du beat'em all : efficace, mais plutôt classique et scripté. On retrouve un style de jeu dynamique, qui rappelle No More Heroes, où esquiver au dernier moment et contrer les attaques adverses garantit la meilleure efficacité. Chaque mission est ponctuée par un affrontement de boss en plusieurs phases, souvent retors. Pour faire de la charpie des ennemis, Mondo dispose de son katana Gekkou et de son bras droit cybernétique. Ce dernier peut se transformer, soit en armes à feu (de trois sortes), afin d'éliminer les cibles distantes, soit en vrille, pour percer les défenses adverses. Les coups de sabre permettent, quant à eux, de remplir une jauge de sang, qui sert à activer différentes capacités comme achever directement les ennemis, ou se soigner. On peut débloquer un tas d'améliorations, avec l'expérience glanée lors des combats. On regrette toutefois l’impossibilité de verrouiller ses adversaires. Ce qui rend de temps en temps les joutes assez brouillonnes.

Booty call

Entre les contrats, Mondo s'adonne à son sport favori : la drague. Ces "missions gigolo" comico-racoleuses, caricaturent les jeux de séduction nippons de façon décalée. Le but est de reluquer l'anatomie de votre interlocutrice lorsqu’elle regarde ailleurs, afin de faire grimper la pression sanguine de votre cerveau (j'ai bien dit cerveau). Une fois celui-ci à bon niveau, on peut offrir d'onéreux cadeaux à la belle, jusqu'à l'obtention d'une scène coquine, qui devient de plus en plus explicite à chaque rencontre (PEGI 18 oblige). Beaucoup mis en avant, cet aspect sexy ne représente en fait qu'une petite partie du jeu, mais contrairement à Yakuza, ici, ça sert à quelque chose : débloquer des armes ! Au final, tout n'est peut-être pas parfait dans Killer is Dead, mais ces joutes sanglantes en compagnie de Mondo restent une expérience esthétique mémorable. Un bel exercice de style, qui a le bon goût de ne jamais trop se prendre au sérieux.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux amateurs de beat'em all nippons un peu barrés, qui ont plus de 18 ans.
- Aux joueurs qui recherchent un trip visuel hors du commun.
- À ceux qui aiment quand Eros rencontre Thanatos (le sexe et la violence, quoi).
- Aux fans de Goichi Suda.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Lollipop Chainsaw
- No More Heroes sur Wii, ou son remake sur PS3.
- Killer7 sur PS2.