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Kessen 3

Kessen 3

Après trois longues années d’absence, Kessen refait surface avec un nouveau gameplay à la clé. Ce troisième épisode pourrait bien s’imposer comme la nouvelle référence sur PS2 des jeux à mi-chemin entre wargame temps réel et action/réflexion.
Par rapport à ses prédécesseurs, Kessen III s’oriente davantage sur l’action et franchit un nouveau cap au niveau de son gameplay. Un tournant dans l’histoire de la saga qui pourrait bien modifier en profondeur l’intérêt du titre. Bonne ou mauvaise chose, c’est le moment de le vérifier.

Nobunaga Oda reprend du service

Parce que le scénario est un élément prépondérant des Kessen, une fois encore les petits Japonais de Koei ont fait les choses en grand. En Guest Star : Oda Nobunaga, un "chevalier" samouraï de l’ère Sengoku (ne pas confondre avec Dragon Ball Z), le temps des "Provinces en guerre". Un personnage qui revient souvent dans les jeux vidéo (Onimusha, Dynasty Warriors).
Etc’est lui que vous dirigez. A mi-chemin entre un jeu vidéo et un film d’Hollywood, Kessen III comprend des scènes cinématographiques de toute beauté. Dès les premières minutes, ces quelques scènes immergent le joueur dans cette ambiance à couper le souffle.
Un plan de bataille à ne pas négliger

Jeu de stratégie avant tout, Kessen III incite le joueur à élaborer à l’avance une ou plusieurs tactiques. En effet, n’espérez pas remporter la victoire sans avoir au préalable étudié les forces en présence. Un bataillon d’infanterie se fera laminer face à une charge de cavalerie. Au contraire, lancer un bataillon de hallebardiers épaulé par des archers est bien plus efficace. Autre nouvel élément important : la topographie. Pour plus de réalisme, le titre incorpore cette notion aux conséquences multiples tactiquement. La topographie d’un champ de bataille influe grandement sur le rapport des forces en présence et sont prises en compte pour conférer à une armée un avantage ou rendre sa tâche plus difficile. Selon qu’il s’agit de marais, de lacs, de plaines ou de collines, la vitesse de déplacement des unités varie en conséquence. Une cohorte de cavaliers lancée au galop du haut d’une colline vers un régiment d’infanterie posté dans la vallée aura un bonus d’attaque. Pour aider le joueur dans l’élaboration du plan de bataille, de fidèles conseillers de guerre prodiguent leurs conseils.

Pas de quartier, seule la victoire compte !

S’il est possible d’assigner des cibles vivantes, le joueur doit également s’attaquer aux cibles inertes (bâtiments, palissades…) pour pénétrer un camp ennemi. A chacun de décider de mener seul ses troupes ou d’en confier une partie (voire la totalité) à ses officiers. Des unités qu’il faut chouchouter et bien équiper. Un passage chez le marchand s’impose pour améliorer armes et armures des officiers. Une fois dans le feu de l’action, ces derniers gagnent du galon en fonction de leur résultat au combat et engrangent des points d’expérience nécessaires pour développer leurs coups spéciaux.
Au combat, il ne reste plus qu’à suivre la bataille de son fauteuil ou reprendre en main, une armée en difficulté. Petite astuce, une fois le commandant ennemi mort, la victoire est acquise. Une armée privée de chef détalera comme un lapin !
C’est bien mais peut mieux faire

Graphiquement plus abouti que le précédent épisode, les environnements de jeu sont beaucoup trop dépouillés. Le titre se contente d’une extrême banalité au niveau des décors et les animations des unités s’avèrent plutôt basiques. Quant à l’interface, l’exploration des menus et des sous-menus requiert tout de même un peu de temps d’adaptation mais l’ensemble est très facile d’utilisation. On regrette que l’IA ne soit pas plus "interventionniste". Ainsi, une armée en difficulté ne sera pas automatiquement secourue. Il faut obligatoirement se saisir de la manette pour donner de tels ordres. Au fur et à mesure que l’on avance, la difficulté se corse vraiment et les maps deviennent de plus en plus grandes. Des cartes où des bonus à récolter ont été disséminés ici et là, et qui offrent la possibilité de reconstituer une armée en partie décimée, d’accroître les compétences des unités et bien d’autres. Enfin, sachez que se replier est parfois une solution de grand stratège. Le repli ne signifie pas la défaite, au contraire il peut être signe de grande victoire.

Test réalisé par Richard Roger.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux accrocs des jeux de stratégie
- Aux fans du Japon médiéval
- Aux amateurs de baston

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