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Kane & Lynch : Dead Men

Kane & Lynch : Dead Men

Le studio à l’origine du très bon Hitman : Blood Money nous narre les aventures de deux antihéros. De quoi se lécher les babines. Faire aussi bien était l’objectif minimum à atteindre. Les développeurs ont-ils réussi ?
Tandis qu’un véritable commando organise l’évasion du détenu Kane (vous) pendant son transfert, notre héros se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une opération de bienfaisance. Le truand est accusé par "Les Sept" de les avoir bernés. L’organisation criminelle vous colle un taré achevé du nom de Lynch aux basques et vous assigne pour mission de retrouver la mallette que vous leur auriez un peu "empruntée". Sinon, votre femme et votre fille prendront du plomb dans la tête… Voici donc notre duo d’antihéros un peu dérangés et sans scrupules en route pour l’action. Une aventure où rien ne se passera comme prévu, bien évidemment.

Recherche psychiatre

Les deux larrons, petit à petit accompagnés d’autres détenus tout aussi à la ramasse, et que vous aurez pris soin de libérer en attaquant leur prison, s’en vont en quête de la mallette. Flingage en masse, "pétage" de plomb et autres trahisons vous attendent dans le cadre d’un scénario qui vaut franchement le détour. Vos petits camarades, et surtout le père Lynch, font parfois flipper tellement ils craignent. Noire, pesant mais grisant, le background du jeu surfe sur la vague de l’immoral. D’autant que pendant vos fusillades, les innocents dessoudés ne vous feront subir aucun malus. Distribution de plomb dans un night club, fauchage de tout ce qui passe dans la rue : les balles perdues (plus ou moins volontairement) c’est cadeau, plaisir d’offrir.
La bande de malades qui vous accompagne pourra se voir assignés des ordres simples : suivre, tirer dans une direction, tenir tel point. Enfin bon, n’en attendez pas trop de l’intelligence artificielle (IA) vu son niveau tellement bas qu’elle creuse sous terre. Aussi débile, c’est un prodige. Heureusement un second joueur peut contrôler Lynch.
Descente aux enfers

Il n’y a pas que les personnages du jeu qui chutent vers le monde de Satan. Le joueur aussi… Car l’IA des ennemis se révèle largement aussi crétine que celle de vos potes. Et là, cela fait franchement mal. Surtout que le jeu propose 99% du temps du flingage en règle. De quoi torpiller le titre. Ajoutez à cela des contrôles vraiment perfectibles et peu précis, et là, même la qualité de l’ambiance et du scénario s’efface devant l’agacement ressenti. C’est vraiment dommage et frustrant.

Les niveaux, qui vous conduisent aux quatre coins du monde, s’avèrent également très linéaires mais originaux. Leur modélisation trop inégale ne met pas en évidence les capacités de la console. Sans vouloir faire la mauvaise langue (ndr : enfin, un petit peu quand même), le soft ressemble parfois à un jeu de la génération précédente repassé en HD. Qualité des textures, finesse des environnements, modélisation des personnages sont trop en dessous de la norme actuelle. Il y a pourtant de bonnes choses dans la variété des situations et lieux visités.

Multi original

Le multijoueur en ligne propose à huit joueurs de se réunir en équipes afin d’organiser un casse. L’équipe qui récolte le plus d’argent gagne. Mais vous pouvez trahir vos partenaires pour ne pas partager le butin !
Si un autre joueur élimine un traître, il gagne du cash. Enfin, le joueur trahi revient dans la peau d’un policier. S’il parvient à se venger, il gagne encore plus ! Sur le papier, le concept est amusant… Par contre, il s’agit du seul mode disponible !
Au final, Kane & Lynch : Dead Men donne surtout l’impression d’avoir mal été fini. Peut-être qu’un peu de temps supplémentaire aurait permis d’en faire un hit.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- A ceux qui aiment les héros à la psychologie torturée
- Aux joueurs qui veulent descendre tout ce qui bouge sans scrupule
- A ceux qui préfèrent le scénario au gameplay


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