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James Cameron's Avatar : The Game

James Cameron's Avatar : The Game

S’il est une corde que tout éditeur ambitieux doit ajouter à son arc, c’est celle des licences de films. Ubisoft se montre pourtant timide en la matière. Une volonté de privilégier la qualité plutôt que la quantité ?
Quatre ans après King Kong, l’éditeur français se lance à nouveau dans l’adaptation d’un blockbuster. Difficile de savoir si la collaboration a été aussi poussée qu’avec Peter Jackson, mais une chose est sûre : la longue période de gestation du film de James Cameron a laissé du temps aux développeurs. Suffisamment de temps ?

Les cow-boys et les indiens bleus

Hostile, toxique, riche, magnifique… la planète Pandora est le théâtre d’une guerre impitoyable.L’humanité a pourtant eu une période d’échange avec les autochtones Na’vi, durant laquelle des scientifiques parvinrent à créer des clones synthétiques Na’vi dans lesquels les humains pouvaient transférer leur conscience. Mais cette coexistence pacifique appartient au passé. La société RDA veut les ressources naturelles de Pandora et les Na’vi refusent de voir leur planète pillée. Se déroulant en marge du film, le jeu en reprend néanmoins l’univers et surtout la thématique. Rapidement, votre personnage se trouve face à un dilemme : rester fidèle aux humains ou embrasser la cause (et le corps) des Na’vi. Plus que deux campagnes, ce sont deux façons de jouer qui s’offrent à vous.

Guerre globale

Avatar est un jeu d’action/aventure ambitieux, qui s’appuie sur le moteur de Far Cry 2 pour proposer de vastes environnements labyrinthiques. Chaque zone, théâtre d’affrontements incessants, abrite plusieurs missions principales mais aussi des petits défis annexes (collecter des échantillons, rendre hommage à des animaux, construire des bornes d’approvisionnement) qui impliquent une bonne dose d’exploration. Bases, marais, canyons emplis de rochers flottants dans les airs, villages, chantiers, grottes, forêts denses à l’échelle des Na’vi (qui mesurent trois mètres)… les décors sont relativement variés et très "verticaux". Heureusement, vous disposez de véhicules ou de montures (aquatiques, terrestres et aériens) qui facilitent votre progression. Mais au-delà de ces éléments communs, chaque faction possède ses particularités.

Tu tires ou tu tapes ?

Les soldats de la RDA emploient exclusivement des armes à feu (fusil, pompe, lance-grenades, etc.) et peuvent par exemple demander une frappe aérienne. On se retrouve donc face à un jeu de tir à la 3e personne, dans la veine de Gears of War, le système de couverture en moins. L’ambiance s’avère très martiale, froide et sombre, avec une flore locale particulièrement agressive. Mais à travers les yeux des Na’vi, on découvre une planète vibrante de couleurs où chaque plante est source de soin. Si les géants bleus possèdent quelques armes de jet (arc, arbalète) lentes, ils font surtout très mal au contact grâce à leurs épées et leurs lances gigantesques. Leurs talents uniques s’inscrivent d’ailleurs dans cette approche (animal de compagnie, tourbillons d’insectes). Le gameplay diffère donc, tout comme l’état d’esprit et le déroulement de l’aventure puisqu’il ne s’agit pas de vulgaires missions miroirs.

Qui peut le plus ne peut pas toujours le moins

Et Avatar se permet même d’aller plus loin. Il intègre un léger aspect RPG puisque le gain d’expérience permet de débloquer régulièrement des versions améliorer des armes, des talents et de votre armure (qui évolue visuellement). Il y a énormément d’éléments à analyser, comme dans un Metroid. On peut aussi s’investir de façon plus globale dans le conflit, avec un jeu de stratégie (facultatif) dans la veine de Risk, où l’on peut à chaque tour produire des unités, établir des défenses et tenter d’occuper des territoires qui en retour vous confèrent des bonus. Bref, les développeurs ont eu le temps et les moyens de voir les choses en grand, mais paradoxalement, le jeu bute sur quelques écueils de finitions : narration entachée de raccourcis obscurs, personnages inexpressifs, petits bugs de placements et de collision. Plus gênant : la maniabilité des véhicules – surtout aériens – laisse à désirer. Et puis il y a les stigmates du film, notamment le design inégal. L’univers Na’vi est une réussite mais l’équipement de la RDA fait penser à Halo en moins bien. Pourtant, on passe outre, simplement car l’expérience est prenante, immersive, amusante. Avatar est loin d’être parfait, mais il est emblématique de la qualité que l’on aimerait voir sur toutes les exploitations de film.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans du film
- A ceux qui aiment explorer des univers originaux

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- Halo 3