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Invizimals

Invizimals

Avec Invizimals, Sony cherche à développer un Pokémon d’un genre nouveau en s’appuyant sur la réalité augmentée. Au-delà de l’aspect démo technique, les créatures de Nintendo peuvent dormir tranquilles.
Invizimals s’appuie sur le concept très à la mode de réalité augmentée. Il s’agit de mélanger éléments fictifs et images réelles puis d’interagir avec l’ensemble. Ici, la Go! Cam filme votre environnement et vous le voyez sur l’écran de la PSP agrémenté de graphismes. C’est la technique utilisée dans EyeToy Play ou le récent EyePet. Dans Invizimals, il faut partir à la recherche de créatures invisibles, les capturer et organiser des combats avec d’autres joueurs. C’est une version ultrasimplifiée des Pokémon.

Les Pokémon made in PSP
L’introduction d’Invizimals ressemble d’ailleurs beaucoup aux Pokémon. L’ingénieur Kenichi Nakamura vous explique que grâce à la caméra PSP, il a découvert l’existence de créatures invisibles attirées par des gens possédant une forte aura psychique. En passant votre environnement au peigne fin, vous découvrez ainsi votre premier Invizimal. En fait, il faut commencer par le localiser en utilisant le scanner qui fonctionne comme un compteur Geiger. Les bestioles ayant des couleurs spécifiques, il faut donc que la caméra filme une couleur proche pour que l’Invizimal se révèle. Il faut donc arpenter votre intérieur, la PSP à la main, pour trouver un objet, un tissu, un papier qui représente la couleur la plus proche. Une fois qu’il est localisé, il faut utiliser la carte piège fournie avec le jeu et la poser à plat sur la surface en question et qui permet à la caméra de faire le point et de se repérer dans l’espace. La capture donne lieu à un mini-jeu spécifique à chaque Invizimal. Il faut par exemple l’hypnotiser en faisant un mouvement de balancier avec la PSP. Le problème, bien entendu, c’est que comme bon nombre de jeux utilisant une caméra en périphérique, la reconnaissance n’est pas ultra au point : il faut donc faire des mouvements lents et précis. Du coup, ça limite pas mal de choses et ça empêche une certaine spontanéité dans le jeu.

L’énergie du macaroni cuit

Une fois capturés, il faut bien entendu faire combattre vos Invizimals contre ceux d’autres dresseurs qui sont disséminés dans le monde du jeu. Là encore il faut braquer la caméra sur la carte piège. Chaque monstre possède ses propres attributs ainsi qu’une jauge de santé et une jauge d’endurance. Les quatre boutons (Croix, Carré, Triangle, Cercle) sont associés à un coup spécifique qui consomme plus ou moins d’endurance. La gâchette L1 sert à la protection tandis que R1 lâche le coup spécial qui consomme énormément d’endurance. Là encore, les affrontements sont mollassons, on porte un coup, on attend que la jauge remonte, etc. Il n’y a aucune bidouille possible et aucune vraie profondeur. En revanche, il faut saluer la possibilité de combattre contre d’autres joueurs aussi bien en local qu’en ligne.

Au final, si le concept d’Invizimals est accrocheur sur le papier, il n’est pas très folichon en situation. Les combats manquent de rythme, les possibilités sont limitées et la reconnaissance des mouvements un peu trop pointilleuse pour être vraiment convaincante. En l’état, le titre est surtout intéressant pour ce qu’il essaye de faire que pour ce qu’il fait concrètement. Ceux qui aiment utiliser de nouveaux gadgets seront très certainement conquis, les autres en revanche peuvent retourner tranquillement jouer au plus classique mais combien plus efficace Pokémon.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux jeunes joueurs d’au moins 7 ans
- A ceux qui veulent trouver une utilité à leur Go! Camera

Vous aimerez si vous avez aimé :
- EyeToy Play sur PS2.
- EyePet sur PS3.