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Inversion

Inversion

Jouer avec la gravité : voici l’argument clé de ce FPS. Cela en fait-il pour autant un titre à part ? Cela n’est pas certain…
Premier point clé qu’il faut souligner : Inversion sort à prix réduit. Un tarif qui encourage à rester plus mesuré. Ce jeu de tir à la troisième personne, développé par Saber Interactive, ressemble à un pot-pourri de différentes idées déjà vues, exploitées avec plus ou moins de maestria.

Gears of Half-Life

Tout commence quand Davis et Léo, flics en vadrouille, voient leur ville attaquée par d’étranges ennemis sortis de terre. Ces êtres baragouinant un langage incompréhensible ressemblent à une alliance improbable entre les Locustes de Gears of War et des sauvages sauce Mad Max.C’est à ce moment bien précis qu’on commence à se dire qu’Inversion ne possède pas de réelle identité. Et la suite le confirme rapidement. Nos hommes capturés et envoyés dans un camp de prisonniers apprennent comme par magie que ces ennemis répondent au nom ridicule de Lutadores. Quelqu’un a pu parler avec eux ? Nous n’en savons rien, et une grosse partie du scénario est ici comme ailleurs bourrée de trous, de raccourcis, d’approximations. Hop, pendant notre évasion on découvre le GravLink qui permet de manipuler la gravité en allégeant ou en alourdissant un objet, et d’entrée on sait l’utiliser. Sans que ça ne surprenne d’ailleurs personne. Ce joujou acquiert au fil du temps de nouvelles capacités qui permettent, par exemple, de soulever des objets aussi lourds qu’une voiture avant de les jeter à la tête de l’ennemi. Il faut reconnaitre le côté assez fun de la chose. Faire décoller un adversaire à couvert avant de l’attirer à nous pour le latter ou de le projeter loin (très loin, voire très très haut) contre un autre ennemi présente un certain potentiel jouissif.

Allez plus haut !

Même si le scénario révèle quelques surprises, notamment sur la fin, la narration reste très perfectible et un peu soporifique. Et surtout, les héros manquent de charisme et paraissent trop caricaturaux dans leur comportement et leurs échanges verbaux. Cet aspect inégal se ressent sur d’autres plans. Notamment dans la conception des niveaux. Trop souvent, l’action manque de panache, on enchaine les combats trop similaires, on affronte plusieurs fois le même type de boss aux mécaniques répétitives. Certaines phases, pourtant, se montrent réussies, notamment dans la ville en ruines quand on saute dans des conduits qui changent le plan de la gravité (le mur, ou le plafond, devient le sol). Les combats entre plans différents donnent le tournis et les phases en gravité zéro désorientent parfois le joueur. Pour le coup, les développeurs maitrisent bien cet aspect, mais restent souvent trop scolaires. Ils auraient pu aller plus loin. Outre la campagne jouable en coopération à deux, Inversion inclut des modes multijoueurs pour jusqu’à 12 participants. Les formules classiques de combat seul ou en équipes ne s’avèrent que moyennement intéressantes. La faute à des cartes et un gameplay manquant d’inspiration. En fait, tout se résume à cela : un manque d’inspiration.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans.
- A ceux qui ont un petit budget.
- Aux êtres étranges qui aiment jouer la tête en bas.
- A ceux qui n’ont pas peur du sentiment de déjà-vu.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- La saga Gears of War pour les bestioles qui sortent du sol
- La série Half-Life pour le Gravity Gun.
- Dead Space 2 et la fin de Crysis pour le jeu en gravité zéro.