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Infinite Undiscovery

Infinite Undiscovery

Même s’ils ne paient pas énormément au Japon, les efforts de Microsoft pour proposer des jeux de rôle nippons font le bonheur des fans occidentaux du genre. Reste que les titres sont loin de faire l’unanimité et celui-ci n’échappe pas à la règle.
Une lune arrimée à sa planète par d’énormes chaînes, des royaumes assaillis par de redoutables monstres, une population divisée en castes sectaires… C’est un univers intriguant que Tri-Ace nous invite à découvrir à travers Capell, un musicien couard qui a le malheur de ressembler comme deux gouttes d’eau au seigneur Sigmund, le Libérateur…

Et hop, sans le tour par tour !

Sous ce scénario, relativement prenant malgré une narration lourde en clichés, se dissimule un successeur spirituel de Star Ocean. On y retrouve en effet le même gameplay en temps réel, si atypique dans les RPG nippons. Un peu comme dans un beat’em all, vous explorez des zones et attaquez les monstres à vue. Pas d’écran de chargement, d’ordres, ni de temps de réflexion : on dégaine l’épée et on charge. Deux boutons permettent de sortir des combos aux effets spécifiques et des attaques spéciales (sélectionnées parmi celles que l’on débloque). Même l’ouverture de l’inventaire n’interrompt pas l’action, ce qui le rend quasi-inutilisable en bataille. Heureusement, vous n’êtes pas seul.

Plus on est de fous…

Pas moins de 18 personnages rejoindront votre équipe et trois d’entre eux vous accompagneront sur le terrain. Ils agissent automatiquement selon la tactique que vous avez définie (libre, économie de magie, focalisation, etc.) et se débrouillent plutôt bien.
On peut cependant se "connecter" à l’un d’entre eux pour lui ordonner d’utiliser une attaque spécifique. Le résultat s’avère particulièrement dynamique et assez spectaculaire, mais au détriment de la profondeur tactique.
Tri-Ace compense en proposant des situations étonnamment variées : escorter des civils, démolir une porte à l’aide de balistes, atteindre un point d’arrivée en un temps limité, jouer de la flûte pour révéler des ennemis invisibles, se battre en plein raz-de-marée (mieux vaut se planquer quand une déferlante arrive)… Il faut aussi parfois résoudre des petits casses têtes (miroirs à aligner, labyrinthe, etc.). D’une manière générale, Infinite Undiscovery se montre bien plus riche que les RPG japonais classiques.

Du rab rabougri

Le problème, c’est que l’aventure est particulièrement courte et que les développeurs, conscients de la chose, recourent à tous les subterfuges pour rallonger la sauce.
L’artisanat, qui permet de fabriquer armes, armures, charmes, plats et autres objets, s’avère plutôt sympathique. Le fait de débloquer les quêtes secondaires selon le personnage qui vous accompagne en ville, beaucoup moins.
Ratisser chaque cité avec chaque personnage s’avère hyper fastidieux, les missions annexes (de basiques jeux de piste en général) sans grand intérêt et, en l’absence de téléporteur, les nombreux allers-retours se font à pied. Néanmoins, on peut zapper cet aspect. Ce n’est malheureusement pas le cas de la difficulté, qui virent parfois (sur le DVD 2) au ridicule, lorsque les sauvegardes ne sont pas placées avant les boss balaises, mais plutôt 15-20 minutes (de combats) en amont. Forcément, cela accroît la durée de vie, mais la frustration aussi. Comme en plus, le jeu intégralement en anglais (voix et textes) souffre d’une mauvaise synchronisation et qu’à quelques exceptions près, les environnements déçoivent, difficile de vraiment s’emballer. Reste un univers original et des combats défoulant qui suffiront à certains.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- aux joueurs de plus de 16 ans
- aux habitués des titres Tri-Ace
- aux bilingues anglais


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- Star Ocean sur PS2, nettement meilleur.