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inFamous

inFamous

inFamous, production exclusive PlayStation 3, permet d’assister à la naissance d’un super héros et d’en contrôler le destin. Quelqu’un a dit : "fantasme ultime" ?
Première production next gen de Sucker Punch (le studio responsable de la série Sly Raccoon sur PlayStation 2), inFamous est un jeu étonnant. On peut le qualifier de jeu de plates-formes en environnement ouvert. Ce n’est pas le premier jeu à avoir tenté un tel mariage, Crackdown l’avait déjà fait auparavant, mais inFamous pousse le concept encore plus loin en mettant très clairement l’emphase sur l’aspect plates-formes justement. Pour bien comprendre inFamous, il faut imaginer une orgie vidéoludique mélangeant Assassin’s Creed, Mirror’s Edge, Uncharted et Crackdown.Par-delà le bien et le mal

InFamous est fortement inspiré par la culture Comics (la BD de super héros américaine). Les grandes étapes de l’histoire sont d’ailleurs narrées via des planches de Comics animées et bruitées. Cette influence se sent jusque dans le thème central du jeu puisqu’en incarnant Cole McGrath, le joueur assiste à la naissance d’un super héros et à tous les questionnements qui vont avec. On peut facilement faire le lien avec le fameux adage de l’Oncle Ben dans Spider-Man :

"De grands pouvoirs engendrent de grandes responsabilités", d’autant plus que le jeu offre la liberté de choisir son alignement moral en lui permettant d’évoluer comme un super héros au cœur pur ou bien comme un super vilain. InFamous traite cette dichotomie de la meilleure manière qui soit puisqu’il oblige à choisir un alignement et à s’y tenir. Pas question de jouer en espérant compenser une mauvaise action par quantité de bonnes, et inversement. De plus chaque mission du scénario principal, mais aussi chaque quête secondaire sont soumises à cette arborescence entre bien et mal. Et le joueur doit constamment peser le pour et le contre en sachant que certaines situations sont vraiment des casse-têtes moraux. Enfin, hors des missions, dans l’exploration de la ville, il faut également tenir compte de son alignement moral en décidant ou pas d’aider les nombreux passants qui s’effondrent dans la rue, sous les yeux du joueur, victime du mystérieux virus qui frappe Empire City et qui a déclenché la mise en quarantaine de la ville.

Mais, mais, mais… c’est Sly Raccoon ?!

Compte tenu du passé du studio Sucker Punch, il n’est pas très étonnant de constater que Cole McGrath se contrôle avec la souplesse féline d’un Sly Raccoon. C’est sans doute la première fois qu’un titre en environnement ouvert possède la maniabilité d’un jeu de plates-formes. Il en résulte une souplesse incroyable et on exécute les plus folles cascades naturellement sans même y réfléchir. Cole réagit au doigt et à l’œil, un peu comme si on était en connexion directe avec son cerveau. L’utilisation des pouvoirs est tout aussi enfantine, il n’y a aucun besoin d’effectuer des combinaisons de touches tarabiscotées. Les combats contre les boss donnent lieu à des QTE à l’exécution originale et achèvent de prouver le soin extrême apporté à tous les aspects d’inFamous.

Ville ouverte, ville vivante

inFamous donne donc au joueur une ville entière comme terrain de jeu. Empire City s’étend sur trois grandes îles que le joueur débloque progressivement. Etant donné le chaos ambiant qui y règne, chaque île est soumise au contrôle d’un gang particulièrement violent. Le gameplay s’articule donc autour des missions de l’histoire principale, des quêtes secondaires, et de l’exploration libre. Celle-ci n’est pas inutile, loin de là. Tout d’abord, elle permet de se repérer dans la ville ce qui a une importance non négligeable dans l’éxecution de certaines missions secondaires. Ensuite, c’est en explorant que l’on peut trouver les trois cent cinquante et une échardes dispersées dans Empire City (celles-ci permettent d’augmenter la jauge de pouvoirs spéciaux de Cole). Enfin, c’est aussi l’unique moyen de trouver les trente deux enregistrements audio qui dévoile des éclaircissements sur les zones d’ombres du scénario. L’architecture de la ville est un autre point de ravissement dans l’océan de bonheur que constitue inFamous. En effet, si Empire City est vaste, il est pourtant très facile d’y naviguer et de distinguer les différents coins importants. Du coup, pour le joueur qui recherche les échardes et les enregistrements audio, c’est très facile de quadriller les différents quartiers et de les fouiller dans leurs moindres recoins.

InFamous constitue certainement la plus belle surprise de cette première moitié de l’année 2009. Si il rappelle plein d’autres titres, son mélange possède bel et bien un goût unique. Le joueur ébahi a presque l’impression d’assister à la naissance d’un nouveau genre sous ses petits yeux humides d’excitation ludique. Il est donc impensable de posséder une PlayStation 3 et de ne pas compter inFamous dans sa collection.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui aiment la culture Comics
- A ceux qui aiment les jeux de plates-formes

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