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Ico

Ico

Le dernier ovni en date sur PS2 se dénommait Ecco, le nouveau venu se prénomme Ico. Ça n'est pas un dauphin et on n'est pas même sûre qu'il soit 100 % humain... décidément, la console de Sony a le don d'héberger les aventures qui sortent de l'ordinaire.
Ico est un jeune garçon dont le seul crime est d'être né avec des cornes. Rien de bien répréhensible me direz-vous (sauf si on se conduit comme un bœuf), mais à une époque où la superstition fait force de loi, de tels attributs suffisent amplement à causer la perte d'un individu. C'est ainsi que l'adolescent est enlevé par les villageois et conduit dans un lointain château pour y être sacrifié... pour le bien de la communauté.

Pas de conte de fée sans princesse

L'aventure débute alors qu'Ico se libère du carcan qui devait lui servir de tombeau. Et comme tout conte de fée ne va pas sans sa princesse en détresse, à peine avoir entamé l'exploration de la citadelle qu'Ico croise le chemin de la princesse Yorda (et non pas Yoda !), emprisonnée également pour d'obscures raisons.
En temps que héros du jeu, il faut bien évidemment commencer par secourir sa majesté, un petit bout de femme fragile dont on aurait tout de même apprécié qu'elle ait un minimum de points communs avec Xena la guerrière... avouez que pour affronter les forces du mal, ça peut toujours servir !
Histoire de fantômes chinois

La principale caractéristique de Yorda est sa vulnérabilité. Tout au long de votre fuite, la princesse est attaquée par des esprits maléfiques désireux de l'entraîner vers... le côté obscur de la force (Yorda... je suis ton père !). C'est donc votre rôle de la protéger, de trouver des astuces pour l'aider à franchir les obstacles, de l'appeler, de lui prendre la main afin de la faire évoluer à votre rythme, etc. Des liens très étroits vont ainsi se tisser entre Ico et Yorda, d'autant qu'elle seule est en mesure d'ouvrir certains passages de la forteresse et que si vous la perdez au bénéfice du royaume des ombres, la partie reprend automatiquement au dernier point de sauvegarde... jamais très loin heureusement.

A qui s'adresse Ico, hum ?

Au niveau du gameplay, les développeurs n'ont pas inventé l'eau chaude : des combats au corps à corps à l'aide d'un armement archaïque, sauter, se hisser, des énigmes à base de leviers et d'interrupteurs à enclencher, de blocs à déplacer ou de ponts et de portes à plastiquer, etc. Mais si ces dernières requièrent logique et sens de l'observation, la solution n'est jamais bien loin du problème, et ce sont surtout vos ennemis qui constituent un obstacle à votre évasion.
Néanmoins, tous ces arguments ne font pas d'Ico un jeu pour enfant.
La prise en main d'Ico est simple. En revanche, on s'acclimate moins vite à une gestion de caméra qui requière de jongler entre un stick qui permet d'obtenir une vue d'ensemble et une touche R2 qui autorise un zoom sur certaine partie du décor, efficace lors des phases d'exploration d'ailleurs.
Au royaume de l'infiniment grand... Ico est le roi

Pour ce qui est de l'ambiance, il émane d'Ico un charme très particulier. Que ce soit au niveau des deux héros ou des ombres qui hantent la citadelle, les personnages sont si bien animés qu'ils semblent dotés d'une réelle personnalité. Quant aux environnements, ils sont gigantesques (bien qu'un brin vides et assez peu variés) et bénéficient d'une incroyable profondeur de champs. Le tout est entouré d'une légère brume (Ah ! L'ombre de la PlayStation 2...) et bercé par le chant des oiseaux, le crépitement des flammes, un léger écho dans la voix des protagonistes, etc. Je sais ce qui vous traverse l'esprit en ce moment... mais non, je n'ai pas pris la moindre substance illicite avant d'entamer ce test... je me suis juste contentée d'en apprécier la poésie.
Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans du réalisateur Hayao Miyazaki
- A ceux qui n'ont pas besoin d'un arsenal dévastateur pour jouer les preux chevaliers
- A ceux qui ont un minimum d'expérience en matière de jeux d'aventure


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- Premier du genre sur ce support