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I-Ninja

I-Ninja

Prenez un personnage version déformée de Shinobi, ajoutez-y un peu de la folie de Kung Fu Chaos, et pas mal d’idées ayant fait le succès de titres comme Rayman ou Super Monkey Ball, et vous obtenez I-Ninja, un jeu survitaminé, même si pas follement original.
I-Ninja propose d’enfiler la combi en licra noir de Ninja, un guerrier de taille lilliputienne dont la hargne et l’énergie n’ont d’égal que son insolence et son humour déjanté. Alors qu’il part à la rescousse de son maître capturé par le méchant O-Dor et son armée de Ranx, Ninja décapite… oops, boulette… son propre mentor. Pour expier sa faute, Ninja doit maintenant parcourir cinq mondes en quête des Pierres de furie dont ses ennemis tirent leur puissance.

Une mixité des genres payante

Le principe de base de I-Ninja est incroyablement simple. Dans un premier temps, il s’agit, comme dans tout jeu de plate-forme, de traverser les niveaux en récupérant des piécettes (comme Mario) et en tailladant les méchants à l’aide de son katana (comme Shinobi). Par la suite, chaque niveau devra être revisité pour remplir des objectifs bien particuliers : contre la montre, pièces rouges à récupérer, etc. Mais fort heureusement, I-Ninja ne se cantonne pas dans le simple jeu de baston / plate-forme.
Et très vite, on se rend compte que le jeu tâte de beaucoup d’autres genres : des passages d’adresse à la Super Monkey Ball où l’on dirige une sphère le long de parcours plus ou moins vicieux, des phases d’infiltration pas trop compliquées, du shoot au canon, des combats de boxe aux commandes d’un robot géant, etc. En bref de quoi largement varier les plaisirs.
Ninja dans sans tous ses états

Question armement et mouvements, là encore, I-Ninja surprend agréablement. En plus de son katana, Ninja dispose de shurikens, de fléchettes explosives, etc. et peut même déclencher des méga attaques spéciales de la mort qui tuent. Mais Ninja sait aussi bouger (si, si) et pas qu’un peu puisqu’il peut courir, nager, effectuer sauts, doubles sauts, grinder, rebondir entre 2 parois adjacentes (comme le héros de Prince of Persia), courir sur les murs (encore une fois comme Shinobi), se servir de son katana en guise d’hélice (exactement comme Rayman utilise ses oreilles) ou encore se balancer grâce à un grappin (à l’image de Ratchet & Clank). On l’aura compris, Ninja est un peu "copiteur" sur les bords. Mais vu qu’il compense son manque d’originalité par une maniabilité hors pair et aucun problème de caméra (ce qui est ma foi assez rare), on lui pardonne vite ces plagias.

Le yin et le yang dans la balance

Graphiquement, I-Ninja ne fait pas non plus dans l’originalité. A l’instar d’un Ratchet & Clank, les mondes sont des successions de paysages hautement colorés mariant nature (plage, jungle, décor montagneux, etc.) et éléments futuristes, sans, toutefois, jamais parvenir à égaler, que cela soit au niveau de la taille ou de la richesse des textures, son modèle d’origine.
Mais abstraction faite de son graphisme moyen et d’un copiage un peu trop voyant, I-Ninja n’en conserve pas moins de sérieux points forts : un héros à la forte personnalité et aux gimmicks rigolotes, un humour décalé qui fait mouche à tous les coups, une bonne jouabilité et une fluidité à toute épreuve.
Si on met le yin et le yang dans la balance, les deux s’équilibrent donc suffisamment pour qu’I-Ninja mérite sa place dans la ludothèque des amateurs de jeux de plate-forme.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux amateurs de jeux de plate-forme à l’humour décalé
- Aux joueurs avec un minimum d’expérience en la matière
- A ceux qui veulent manier katana, shurikens, et autres attirails de ninja… Wouta !


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